Agnibilékrou, 10 déc 2023 (AIP)- L’assistant social et coordonnateur de la Plateforme de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) dans le département d’Agnibilékrou, Zohou Alphonse, a exhorté vendredi 8 décembre 2023, les victimes à sortir de leur mutisme et à dénoncer les actes de violences basées sur le genre (VBG) et leurs auteurs.
« S’abstenir de dénoncer vos bourreaux est une attitude qui encourage ces derniers à persister dans le mal et susciter d’autres bourreaux », a fait savoir M. Zouhou lors d’une séance de travail initiée par l’ONG Vision royale organisée à la préfecture.
Il a fait savoir que les règlements à l’amiable constituent aussi un frein à la prospérité de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles. L’assistant social a conseillé aux parents des victimes de ne pas se rendre coupables de tels comportements. Il a demandé aux filles et aux femmes victimes de se confier aux structures en charge de la lutte contre les VBG.
Selon le secrétaire général de préfecture, Niahoulou Victoire Josiane, le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant a enregistré plus de 7 000 cas de VBG. « L’énormité des chiffres oblige chacun de nous à prendre ses responsabilités et à s’engager personnellement et résolument dans la sensibilisation et la lutte contre ce fléau dont les affres sont pour la plupart irrésistibles », a-t-elle déclaré.
La coordinatrice du projet de lutte contre les VBG, Touré Judith, a rassuré sur l’engagement de son organisation qui a décidé d’accentuer la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles au regard de la montée des agressions orientées vers la gent féminine relayées sur la toile.
La séance de travail s’inscrit dans le cadre de la campagne « 16 jours d’activisme contre les violences à l’égard des femmes et des filles » dont le thème pour 2023 est « Tous unis ! Investir pour prévenir la violence à l’égard des femmes et des filles ».
(AIP)
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