Abidjan, 20 nov 2024 (AIP)-Le président russe Vladimir Poutine a signé, mardi 19 novembre 2024, un décret pour actualiser la doctrine nucléaire de son pays aux réalités modernes.
Selon de presse Tass, citant le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, le principe fondamental de la doctrine révèle que l’utilisation de l’arme nucléaire est une mesure d’ultime recours pour protéger la souveraineté de la Russie. Mais face à l’émergence de nouvelles menaces et de nouveaux risques militaires, l’Etat russe est amené à clarifier les conditions d’utilisation des armes nucléaires. En particulier, la doctrine nucléaire qui vient d’être modifiée et qui élargit l’éventail des pays et des alliances militaires soumis à la dissuasion nucléaire, ainsi que la liste des menaces militaires que cette dissuasion vise à contrer.
Le document stipule que la Russie considérera désormais toute attaque d’un pays non nucléaire soutenu par une puissance nucléaire comme une attaque conjointe et que Moscou se réserve le droit d’envisager une réponse nucléaire à une attaque aux armes conventionnelles menaçant sa souveraineté, au lancement à grande échelle d’avions, de missiles et de drones ennemis ciblant le territoire russe, à leur franchissement de la frontière russe et à une attaque contre son allié, la Biélorussie, fait savoir le porte-parole Peskov.
Selon le New York Times, le président américain Joe Biden avait autorisé, dimanche 17 novembre 2024, l’utilisation de missiles balistiques tactiques ATACMS fournis par les États-Unis pour des frappes à l’intérieur de la Russie. Une information confirmée plus tard par le secrétaire d’Etat adjoint américain aux affaires de l’hémisphère occidental, Brian Nichols.
« Nous avions besoin de cette mise à jour, nous l’avons assurée », a souligné Peskov, expliquant qu’il était nécessaire d’adapter la « vision nucléaire » de la Russie aux réalités d’aujourd’hui.
(AIP)
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