Dabou, 17 fév 2025 (AIP)- L’organisation non gouvernementale (ONG), Identité pour tous, a procédé samedi 15 février 2025 à Dabou devant des associations féminines venues des trois départements de la région des Grands ponts, au lancement de la campagne de sensibilisation et de mobilisation communautaire des déclarations des faits d’état civil.
Les enjeux, selon la présidente de l’ONG Identité pour tous, Elisabeth Goré, sont d’atteindre l’exhaustivité des déclarations des faits d’état civil, adapter son système d’enregistrement aux normes internationales pour permettre à l’état une bonne planification des politiques de développement.
Elle a expliqué que 50 agents mobilisateurs ont été formés fin janvier à l’effet de mettre en œuvre l’axe 5 de la stratégie nationale de l’état civil adoptée par le gouvernement en novembre 2018, qui fait référence à l’appropriation sociale de la notion d’état civil.
Lesdits agents mobilisateurs, a souligné la présidente de l’ONG, devront aller à la rencontre des populations, organiser des focus groupes à l’intention des associations, des groupements professionnels pour leur expliquer, présenter l’importance et l’intérêt dans leur quotidien, des déclarations des faits d’état civil que sont les naissances, les décès.
Pour sa part, la chargée d’études à la sous direction de l’état civil de l’Office national de l’état civil et de l’identification (ONECI) Traoré Berri Eugénie, a saisi l’occasion de ce lancement pour présenter les nouveaux mécanismes de collecte des faits d’état civil, leur impact sur l’enregistrement des naissances et décès dans les délais, les innovations de la loi 862, ainsi que les dispositions spéciales de la loi 863 qui permettent de donner à chaque individu une identité véritable.
M. Traoré a souhaité que toutes actions de sensibilisation, et de mobilisation contribuent à faire grimper le taux de déclaration pour atteindre les 100%, car pour elle, une naissance où un décès non déclaré, c’est un véritable problème.
Le représentant du préfet de région des Grands ponts, préfet du département de Dabou, Adjoumani Franck, a reconnu l’intérêt pour les pouvoirs publics, les organisations de la société civile, et les partenaires de travailler dans une synergie d’actions pour faire comprendre aux populations que les déclarations des naissances et décès participent à l’édification d’un état crédible. Il a invité les associations féminines présentes, cibles principales de cette campagne, de servir de relais efficaces pour la mise en œuvre des programmes et réformes initiées par le gouvernement.
Les déclarations des naissances, selon l’ONECI, s’élèvent dans notre pays à un peu plus de 60% quand les déclarations de décès restent à 20%, note-t- on.
(AIP)
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