Lakota, 03 mai 2025 (AIP) –Une conférence de sensibilisation sur les violences basées sur le genre (VBG), et plus particulièrement les violences conjugales, a été animée vendredi 2 mai 2025 par la présidente de la section du tribunal de Lakota, Mme Ané Siallou Joséphine épouse Assemien, à l’occasion des festivités marquant le 20ᵉ anniversaire de l’Amicale des institutrices de l’Inspection de l’enseignement préscolaire et primaire Lakota-Commerce (AMILA).
Mme Assemien a salué l’initiative « louable et pertinente » des institutrices, qu’elle considère comme des actrices clés dans la sensibilisation, en raison de leur proximité avec les enfants et les familles. Elle a rappelé que les violences conjugales sont un fléau universel, qui transcende les classes sociales et les cultures, et dont les effets dévastateurs sont rapportés quasi quotidiennement dans la presse.
Au cours de son intervention, la magistrate a présenté les différentes formes de violences conjugales telles que les violences physiques, sexuelles, psychologiques, économiques, sociales et administratives. Elle a particulièrement insisté sur le viol conjugal, défini comme un rapport sexuel imposé à une personne par son partenaire sans son consentement libre et éclairé, que ce soit dans le cadre du mariage, du concubinage ou d’une relation de couple.
Elle a souligné que le viol conjugal est une forme grave de violence, trop souvent banalisée, alors qu’il constitue une atteinte directe à la dignité et à l’intégrité de la personne.
Mme Assemien a également rappelé que la législation ivoirienne protège les victimes de violences conjugales, notamment à travers la loi n° 2021-894 du 21 décembre 2021, qui prévoit des mesures de protection comme l’ordonnance de protection, ainsi que des sanctions pénales allant jusqu’à l’emprisonnement.
Elle a exhorté les institutrices à briser le silence, à encourager les victimes à porter plainte et à dénoncer les cas de violences, afin de prévenir les drames et de protéger les plus vulnérables, notamment les enfants, souvent témoins ou victimes indirectes de ces violences.
En clôture, la présidente de l’AMILA a exprimé la gratitude des institutrices à l’endroit de la conférencière, saluant en elle « une voix forte et inspirante » dans la lutte contre les violences faites aux femmes.
(AIP)
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