Grand Lahou, 12 août 2025(AIP) – Des centrales syndicales ivoiriennes, en compagnie de l’Organisation internationale du travail (OIT) et du Bureau international du travail (BIT), ont décidé de mettre en place des plans de travail plus solides en vue de l’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs en Côte d’Ivoire, lors d’un atelier à Grand Lahou (Sud, région des Grands ponts).
L’atelier sur l’amélioration des conditions de conditions de vie et de travail des travailleurs s’est déroulé du mercredi 06 au samedi 09 août 2025. Les participants sont des membres du Comité intersyndical sur les normes internationales du travail (CINIT), un comité ivoirien qui regroupe les cinq centrales syndicales, Humanisme, Dignité, la Fédération des syndicats autonomes de Côte d’Ivoire (FESACI), l’Union nationale des travailleurs de Côte d’Ivoire (UNATRCI), et l’Union générale des travailleurs de Côte d’Ivoire (UGTCI).
Selon le porte-parole des cinq centrales syndicales ivoiriennes, Soro Mamadou, le CINIT est un organe de l’OIT dont l’objectif principal est de promouvoir la ratification et l’application des normes internationales du travail, abordant des thématiques importantes telles que les congés payés dans les domaines de l’agriculture, la migration de main d’œuvre et les salaires. « Ces instruments nominatifs sont essentiels pour la protection des travailleurs », a souligné M. Soro, également secrétaire général de la centrale Humanisme.
La représentante du bureau d’Abidjan de l’OIT, Kattia Paredes Moreno, a rappelé l’importance de ces conventions à promouvoir. Elle a relevé que la Convention 97 sur les travailleurs migrants garantit des conditions de travail équitables et non discriminatoires pour eux.
La Convention 143 quant à elle va plus loin en s’attaquant aux pratiques abusives et en promouvant l’intégration des migrants dans le marché du travail formel. Concernant la convention 131, celle-ci établit les principes d’un salaire minimum équitable, fondé sur le dialogue social en tenant compte des besoins essentiels des travailleuses et travailleurs.
« Ces instruments constituent ensemble un socle puissant pour réduire les inégalités, protéger les plus vulnérables, en particulier les travailleurs agricoles, informels et migrants, et contribuer au renforcement de la cohésion sociale, à travers des politiques inclusives, durables et respectueuses des droits fondamentaux », a soutenu Mme Moreno.
Un membre du CINIT, Jenny Nahounou, a relevé que la protection des travailleurs doit être plus large car, sur 178 conventions techniques, il n’y a que 32 qui ont été adoptées par la Côte d’Ivoire. « Nous travaillons beaucoup avec le BIT et l’OIT, afin que les travailleurs ivoiriens soient plus protégés », a-t-il déclaré.
Le CINIT est un organe de l’OIT qui compte 187 Etats membres, à savoir des représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs Ils ont pour rôle principal d’élaborer, d’adopter et de contrôler l’application des normes internationales du travail, également appelées « Normes de l’OIT », visant à promouvoir le travail décent et les droits fondamentaux au travail.
(AIP)
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