Abidjan, 30 août 2025 (AIP) – Le Congrès africain des professionnels (CAP 2025) a ouvert ses travaux de réflexion sur les flux financiers et chaînes d’approvisionnement, mercredi 27 aoùt 2025, au Sandton Hotel de Johannesburg en Afrique du Sud.
La cérémonie d’ouverture, marquée par une forte empreinte diplomatique, a réuni dix ambassadeurs africains, dont ceux du Mali, du Tchad, du Gabon, des Comores, de la Centrafrique, ainsi que des représentants du Sénégal, du Togo, de Maurice, du Cameroun et de Côte d’Ivoire.
Selon une note d’information transmise, vendredi 29 aoùt 2025 à l’AIP, cette mobilisation diplomatique a donné le ton d’un congrès qui se veut un véritable laboratoire d’idées et de solutions économiques pour l’Afrique.
Dans son discours inaugural, le secrétaire exécutif, Christian Nanou Badolo, a appelé à un sursaut continental en matière de souveraineté économique.
Le premier panel s’est ensuite tenu autour du thème central « Affirmer le leadership africain : flux financiers et chaînes d’approvisionnement pour des écosystèmes résilients ».
Les données exposées soulignent que le continent perd chaque année près de 88 milliards de dollars en flux financiers illicites, tandis que son déficit en infrastructures dépasse 130 milliards de dollars par an.
Les échanges commerciaux intra-africains demeurent faibles (17 %), contre plus de 60 % en Europe et 50 % en Asie.
Or, avec la mise en œuvre de la ZLECAf, l’Afrique pourrait constituer un marché commun de 1,3 milliard de consommateurs et accroître ses échanges internes de plus de 50 % d’ici 2035.
Les experts Marcellin Zunon, Ousmane Touré Deruoth et Armand-Thierry Messou ont insisté sur la sécurisation des chaînes d’approvisionnement dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, l’agro-industrie, la santé et le numérique.
Ils ont également rappelé un paradoxe révélateur qui indique que l’Afrique importe encore 40 % de ses besoins alimentaires, alors qu’elle détient 60 % des terres arables mondiales.
À travers ces échanges, le CAP 2025 s’affirme comme une plateforme de réflexion et d’action, destinée à transformer le potentiel du continent en véritable puissance économique.
Une distinction spéciale a été décernée à l’ambassade de Côte d’Ivoire en Afrique du Sud, en reconnaissance de son rôle dans l’appui institutionnel.
Les travaux du congrès se poursuivront avec des panels, ateliers, visites professionnelles et touristiques, confirmant Johannesburg comme un pôle stratégique d’une Afrique tournée vers l’avenir.
(AIP)
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