Abidjan, 31 août 2025 (AIP) –Une alliance d’organisations non gouvernementales (ONG), avec l’appui financier de Speak Up Africa, a lancé une campagne de lutte contre les violences basées sur le genre, dans le cadre du projet « Faux Sons » dans la commune d’Abobo.
L’objectif de cette campagne organisée samedi 30 août 2025 est de déconstruire les stéréotypes et expressions toxiques qui banalisent le harcèlement et les agressions. « Déconstruire les préjugés pour promouvoir l’équité sociale et une saine émulation entre les genres », a expliqué la coordinatrice du projet, Marie Gertrude Koulou.
Le spécialiste en droit à la santé sexuelle et reproductive, Traoré Nabounou a dénoncé, pour sa part, les propos dégradants liés à la sexualité, en citant des expressions locales pernicieuses comme « la petite a un bon kra ». « Ménagez vos libidos pour éviter la prison. Le harcèlement des filles de 0 à 15 ans est considéré comme un viol », a prévenu le spécialiste.
Sur le terrain numérique, la présidente de Leadafricaines, Kadi Tanou, a rappelé que les propos en ligne sont surveillés par la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC). « Les commentaires doivent être mesurés et respecter l’intégrité des filles et des femmes », a-t-elle affirmé, appelant à une vigilance collective.
Lors de la cérémonie de clôture, les communautés d’Abobo ont pris un engagement de tourner définitivement le dos aux “faux sons” et de devenir des acteurs déterminés de l’inclusion sociale.
(AIP)
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