Abidjan, 21 sept 2026 (AIP) – Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS) a ouvert, lundi 21 septembre 2026 au Pôle scientifique de l’Université Félix Houphouët-Boigny (UFHB) à Bingerville, un atelier de cinq jours consacré à la finalisation des contrats de performance des établissements bénéficiaires du projet d’Appui au développement de l’enseignement des sciences et technologies, de la recherche et de l’innovation (ADESTRI).
Prévu jusqu’à vendredi, l’atelier vise également à permettre aux acteurs concernés de s’approprier les outils de mise en œuvre du projet et d’harmoniser les premières moutures des contrats, dont l’examen a révélé des écarts importants dans les prévisions budgétaires.
Au total, 124 participants prennent part aux travaux, dont des points focaux, des responsables des directions centrales, notamment la Direction générale de l’enseignement supérieur (DGES) et la Direction générale de la recherche et de l’innovation (DGRI), ainsi que des représentants de la Mission d’appui au pilotage des réformes (MAPR).
Les présidents d’universités, directeurs de grandes écoles et de centres de recherche, ainsi que des enseignants-chercheurs membres des équipes projets, participent également aux échanges.
Représentant le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Adama Diawara, son directeur de cabinet, Pr Arsène Toka Kobéa, a présenté quatre orientations devant guider la finalisation des contrats de performance.
Il s’agit notamment d’allouer entre 30 et 35 % du budget de chaque contrat à l’acquisition d’équipements scientifiques et pédagogiques, de renforcer les capacités académiques à travers des mobilités encadrées par Campus France, de mutualiser la passation des marchés au sein de l’Unité de gestion des projets du MESRS (UGP-MESRS) et de prendre pleinement en compte le statut d’Établissement public à caractère administratif, scientifique et technologique (EPST).
« Le ministre Adama Diawara veut aller à la performance », a déclaré Pr Toka Kobéa, soulignant que cette orientation doit contribuer à rapprocher l’enseignement supérieur ivoirien des standards internationaux et à renforcer la formation du capital humain nécessaire à la mise en œuvre du quatrième pilier du Plan national de développement (PND) 2026-2030.
Le conseiller technique du ministre et coordonnateur national de l’UGP-MESRS, Pr Mohammadou Mérawa, a, pour sa part, expliqué que la nouvelle unité de pilotage entend tirer les enseignements de la gestion des deux premiers Contrats de désendettement et de développement (C2D).
« La philosophie de l’UGP-MESRS créée par le ministre sous son autorité directe, c’est d’instaurer un circuit court et de s’assurer que tous les acteurs impliqués sont évalués chaque année sur la base d’indicateurs et d’une fiche de poste précise », a-t-il indiqué.
Selon Pr Mérawa, l’UGP-MESRS est désormais chargée de coordonner les différents projets du ministère, quels que soient leurs bailleurs de fonds.
Financé à hauteur de 35 millions d’euros, soit environ 23 milliards de FCFA, par l’Agence française de développement (AFD) sur la période 2025-2030, le projet ADESTRI comprend deux composantes.
La première, dotée de 20 millions d’euros, porte sur les parcours scientifiques d’excellence, notamment les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) et les licences d’excellence. La seconde, d’un montant de 15 millions d’euros, est consacrée à des programmes nationaux de recherche ciblés sur l’agriculture, le changement climatique, les énergies nouvelles et les mines.
Les travaux devraient aboutir à des contrats de performance harmonisés, qui seront soumis à la validation des autorités compétentes avant leur signature officielle.
(AIP)
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