Bouna, 6 sept 2025 (AIP)–Un atelier de sensibilisation s’est tenu vendredi 5 septembre 2025 à Bouna, dans le cadre du projet d’appui à la réduction des effets déstabilisants de la criminalité transnationale organisée (M-TOC), sous l’égide de la Commission nationale des frontières de Côte d’Ivoire (CNFCI) avec l’appui financier de la coopération allemande (GIZ).
L’objectif principal de cet atelier présidé par le sous-préfet de Bouna, Koffi Boffo Apollinaire, était de contribuer à la prévention de l’extrémisme violent et de la criminalité transfrontalière à travers la sensibilisation de différents acteurs.
Les participants étaient issus des institutions publiques, des autorités administratives et coutumières, des forces de défense et de sécurité (FDS), de la société civile ainsi que des communautés locales de Bouna et de Tantama, localités frontalières fortement exposées aux menaces sécuritaires.

Représentant le Secrétaire exécutif de la CNFCI, le coordonnateur technique chargé des Études, de la Stratégie et de la Planification, Abdramane Coulibaly, a rappelé les défis sécuritaires multiformes auxquels fait face la région du Bounkani.
Il a évoqué notamment la prolifération des armes illicites, les conflits intercommunautaires, l’orpaillage clandestin et la criminalité transfrontalière, ce qui traduit l’urgence d’initiatives concertées comme cet atelier, pour y apporter des réponses durables.
Plusieurs communications thématiques ont enrichi les échanges. Parmi elles, l’exposé du Dr Wiliam Assonvo, chercheur sénior à l’Institut d’études de sécurité (ISS), qui a présenté les liens entre activités économiques illicites, la criminalité organisée et l’extrémisme violent. Il a également communiqué sur « l’engagement citoyen et mécanisme de lutte contre la criminalité transfrontalière »
De son côté, le sociologue Dr Kouamé Séverin de l’Université de Bouaké a partagé des approches sociales et communautaires notamment la collaboration entre communautés et FDS, clé d’une sécurité durable.

Le sous-préfet Koffi Boffo a exprimé sa satisfaction quant à la tenue de l’atelier avant de réitérer son souhait que cela se poursuive dans le temps afin de renforcer durablement les efforts de prévention et de consolidation de la paix au sein des communautés.
Le projet (M-TOC) soutenu par la GIZ vise à atténuer l’impact des activités économiques illicites sur les communautés côtières et frontalières d’Afrique de l’Ouest, notamment au Ghana, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso.
(AIP)
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