Abidjan, 26 oct 2025 (AIP) – Le Regroupement des acteurs ivoiriens des droits humains (RAIDH) a réaffirmé, dans une déclaration transmise à l’AIP le dimanche 26 octobre 2025, sa détermination à poursuivre l’observation du processus électoral jusqu’à la proclamation définitive des résultats, afin de contribuer au renforcement de la démocratie et de l’État de droit en Côte d’Ivoire.
À l’occasion de l’élection présidentielle du 25 octobre, le RAIDH a déployé une mission nationale d’observation électorale composée de 50 observateurs répartis sur l’ensemble du territoire national. Ces observateurs, opérant de manière mobile et indépendante, suivent le déroulement du scrutin afin d’en évaluer la transparence, la crédibilité et l’inclusivité.
Le RAIDH note que le scrutin intervient dans un climat politique et social tendu, marqué par des discours polarisés, des affrontements sporadiques et une méfiance persistante entre les principaux acteurs politiques. Le processus de révision de la liste électorale, bien qu’effectif, a connu des difficultés techniques ayant limité la pleine participation de certains citoyens, notamment des jeunes primo-inscrits et des femmes. Le fichier électoral définitif compte 8 727 431 électeurs, dont 4 218 483 femmes et 4 508 948 hommes.
L’organisation relève également que la validation des candidatures a suscité des controverses, nourrissant un climat de suspicion et de défiance à l’égard des institutions électorales. La liste définitive des candidats arrêtée par le Conseil constitutionnel comprend cinq personnalités : Alassane Ouattara, Simone Ehivet Gbagbo, Lagou Adjoua Henriette, Jean-Louis Billon et Don-Mello Sénin Ahoua Jacob.
La campagne électorale, selon le RAIDH, s’est déroulée dans une atmosphère marquée par la peur et la démobilisation, avec des cas d’intimidation, de violences locales, de destruction de matériel de campagne et des entraves à la libre circulation des candidats et de leurs partisans.
Le RAIDH condamne fermement toute forme de violence, d’intimidation ou de discours haineux contraires aux principes démocratiques et aux droits fondamentaux. Il déplore la multiplication d’incidents préélectoraux ayant fait des victimes et causé des destructions matérielles, ainsi que les restrictions à la liberté d’expression et de réunion, qui compromettent un environnement politique apaisé.
L’organisation appelle les pouvoirs publics, les partis politiques, les forces de sécurité, la société civile et les médias à œuvrer pour un scrutin apaisé, transparent et inclusif. Elle insiste sur deux défis majeurs : la garantie de la sécurité du processus électoral, notamment par une gestion responsable des manifestations, et la publication transparente et rapide des résultats.
Selon l’organisation, cette mission d’observation donnera lieu à la publication d’un rapport complet assorti de recommandations en vue du renforcement de la démocratie et de l’État de droit en Côte d’Ivoire.
(AIP)
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