Abidjan, 16 nov 2025 (AIP) – Les éducateurs de la protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse, réunis samedi 15 novembre 2025 à Abidjan-Yopougon en congrès extraordinaire à l’appel du Syndicat national des personnels de l’éducation surveillée de Côte d’Ivoire (SYNAPES-CI), ont dénoncé des décennies d’inégalités professionnelles et l’absence d’indemnités statutaires, appelant les autorités à examiner leurs préoccupations.
Selon le secrétaire général national du SYNAPES-CI, Stanislas Ouallo, ce congrès vise à analyser la situation de la corporation, apprécier l’évolution des revendications et déterminer la conduite à tenir.
Il a rappelé que, malgré leur rôle essentiel dans la justice des mineurs, conformément à l’article 49 du décret n°2025-121 du 26 février 2025, les éducateurs restent privés de plusieurs indemnités depuis de nombreuses années.
« Nous sommes la seule corporation du ministère de la Justice qui ne bénéficie pas de l’indemnité de sujétion, alors que nous travaillons jour et nuit, y compris les week-ends et jours fériés, pour assister les mineurs », a-t-il déploré.
Le syndicat réclame également l’accès à l’indemnité de participation à la judicature, une revalorisation de l’indemnité de risque jugée insuffisante, ainsi que la mise en œuvre du cadre légal permettant aux éducateurs de prêter serment, comme prévu par les articles 50 et 51 du décret précité.
L’Union nationale des travailleurs de Côte d’Ivoire (UNATRCI), représentée par son secrétaire général, Dr Yves Kodibo, a exprimé son soutien aux revendications des éducateurs. Il a salué une démarche inscrite dans le dialogue social et encouragé les membres du SYNAPES-CI à demeurer unis.
Les éducateurs affirment inscrire leurs actions dans l’esprit du dialogue social prôné par le président de la République, Alassane Ouattara, et appellent les autorités compétentes à accorder une attention particulière à leurs doléances.
(AIP)
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