Abidjan, 15 sept 2026 (AIP) – Le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara, a appelé mardi 15 septembre 2026 à Abidjan, les Etats africains à renforcer leur cohésion afin de porter une position commune sur les grandes questions numériques à l’approche de la Conférence de plénipotentiaires de l’Union internationale des télécommunications (PP-26), prévue en novembre à Doha.
Procédant à l’ouverture de la 4e et dernière Réunion préparatoire africaine à la PP-26, qui prendra fin jeudi, M. Ouattara a estimé que « pour être entendue, cette voix doit être concertée, cohérente et portée collectivement ». Il a souligné la nécessité pour les pays africains de consolider leurs acquis, de rapprocher leurs positions et de dégager des orientations communes.
Selon lui, la transformation numérique constitue désormais un enjeu majeur de développement, mais également de souveraineté, de compétitivité et d’inclusion pour le continent. Il a notamment cité la connectivité, les infrastructures numériques, l’intelligence artificielle (IA), la gouvernance des données, la cybersécurité, l’innovation et le développement des compétences parmi les priorités devant faire l’objet d’une action concertée.
Le ministre a relevé que la PP-26 devra notamment permettre à l’Afrique de défendre ses priorités en matière d’accès et de service universels, d’abordabilité des services, de développement des infrastructures, de réduction de la fracture numérique, d’accessibilité des personnes en situation de handicap, de renforcement des capacités ainsi que de sécurité et de résilience des réseaux.
« Notre unité doit être notre principal levier d’influence », a-t-il déclaré, appelant à une participation accrue des pays africains à la gouvernance mondiale du numérique.
Il a annoncé la candidature de la Côte d’Ivoire au Conseil de l’UIT pour la période 2027-2030, assurant que cette démarche traduit la volonté du pays de mettre son expérience, ses capacités et son engagement au service de l’action collective africaine.
« Cette candidature est au service d’une ambition partagée : renforcer la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale du numérique », a-t-il affirmé, sollicitant la confiance et le soutien des Etats membres de l’Union africaine des télécommunications (UAT).
Le secrétaire général de l’UAT, John Omo, a relevé la forte mobilisation africaine autour de la PP-26, avec environ 18 pays candidats aux 13 sièges réservés à l’Afrique au Conseil, quatre candidats aux trois sièges du Conseil des règlements des radiocommunications et un candidat à la réélection au poste de directeur du Bureau de développement des télécommunications, se disant convaincu que l’Afrique y sera « préparée, coordonnée et prête à négocier ».
La 4e Réunion préparatoire africaine à la PP-26 constitue la dernière étape du processus de concertation du continent avant la Conférence de plénipotentiaires de l’UIT.
(AIP)
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