Abidjan, 11 sept 2026 (AIP)- Le 4e vice-président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), Justin Katinan Koné, a été placé sous mandat de dépôt à la suite de l’ouverture d’une information judiciaire à son encontre par la Section antiterroriste du Tribunal de première instance d’Abidjan, selon un communiqué du parquet publié vendredi 11 septembre 2026.
Cette procédure intervient après une plainte déposée, lundi 7 septembre, par le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) contre Katinan Koné pour des faits présumés de diffamation, d’injure par le biais d’un système d’information et de diffusion de fausses nouvelles.
Selon le procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan, Koné Braman Oumar, Justin Katinan Koné a été entendu par les agents enquêteurs de la Préfecture de police, après l’audition de la partie civile.
À l’issue de l’enquête relative à cette plainte, le procureur de la République a demandé la transmission du procès-verbal en renseignement judiciaire en vue de la saisine du Tribunal correctionnel, précise le communiqué.
Parallèlement, le parquet a instruit les officiers de police judiciaire d’entendre Katinan Koné sur sa participation présumée aux troubles survenus durant la période électorale de 2025.
Le parquet rappelle qu’un communiqué publié le 24 octobre 2025 avait annoncé que les auteurs, complices et commanditaires des actes de violence commis pendant cette période électorale seraient recherchés, interpellés et jugés conformément aux dispositions légales, quelle que soit leur qualité.
Après son audition, Justin Katinan Koné a été placé en garde à vue avant d’être déféré devant la Section antiterroriste du Tribunal d’Abidjan, où une information judiciaire a été ouverte contre lui.
Selon le parquet, il fait notamment l’objet d’inculpations pour actes terroristes, attentat et complot contre l’autorité de l’État, participation à un mouvement insurrectionnel, atteinte à l’ordre public, apologie de crimes de meurtre, attroupement armé ou non armé, ainsi que participation et organisation d’une manifestation interdite ou non déclarée.
Les poursuites concernent également, selon le communiqué, des faits d’incendie volontaire de véhicules appartenant à autrui, commis à Abidjan et sur l’ensemble du territoire national.
Ces faits sont prévus et punis par la loi n°2024-360 du 11 juin 2024 portant répression du terrorisme ainsi que par plusieurs dispositions du Code pénal, indique le procureur de la République.
(AIP)
cmas

