Abidjan, 21 nov 2025 (AIP) – Des experts du numérique réunis lors d’une rencontre professionnelle consacrée au cloud computing ont appelé les entreprises africaines à accélérer leur migration vers cette technologie, estimant qu’elle constitue désormais un levier essentiel de compétitivité et de modernisation des systèmes d’information.
Organisée autour du thème, « Cloud computing : optimiser les ressources et les opérations grâce au cloud », cette 19ᵉ édition, tenue le 13 novembre 2025, a permis de rappeler que le cloud offre aux organisations un accès flexible à des services informatiques sans investissements matériels lourds, grâce à des infrastructures virtualisées et une puissance de calcul adaptable.
Pour le manager senior des Infrastructures SI, Franck Agoly, le cloud « n’est plus une tendance, mais un levier essentiel pour gagner en rapidité, en innovation et en maîtrise des coûts ». Il a souligné que cette technologie permet aux organisations de consommer des services informatiques à la demande, tout en bénéficiant d’infrastructures modernes reposant sur la virtualisation, le stockage avancé et des capacités de calcul évolutives.
Toutefois, l’adoption en Côte d’Ivoire reste freinée par une méfiance persistante. « Beaucoup d’entreprises hésitent parce qu’elles ont longtemps fonctionné avec des serveurs internes visibles. Il faut bâtir une relation de confiance », a expliqué M. Agoly.
Le Directeur général du groupement Orange services, Mactar Sakho, a insisté pour sa part sur le rôle central du cloud dans la transformation numérique du continent. « La sécurité dans le cloud n’est pas une option, c’est un pilier », a-t-il affirmé, préconisant la mise en place de pare-feu, de systèmes de détection d’intrusion et d’une surveillance continue des environnements utilisateurs.
Les intervenants ont également alerté sur le déficit de compétences techniques, considéré comme l’un des principaux obstacles à la migration. Ils ont souligné la nécessité de former davantage d’ingénieurs capables de maîtriser la virtualisation, l’orchestration, la sécurité et la gestion avancée des données.
La question de la souveraineté numérique a aussi été abordée, les experts appelant à la construction de centres de données locaux et au développement de solutions africaines. « L’Afrique doit impérativement construire ses propres infrastructures pour maîtriser ses données et ses usages », a indiqué M. Sakho.
Les travaux ont enfin mis en lumière la démarche FinOps, une approche visant à aligner les dépenses cloud sur la consommation réelle des entreprises, afin d’optimiser durablement les coûts et la performance.
Selon les organisateurs, cette 19ᵉ édition a contribué à éclairer les décideurs sur les bonnes pratiques et à lever plusieurs barrières liées à la transition numérique.
(AIP)
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