Abidjan, 11 déc 2025 (AIP) – Le directeur de l’Éducation et de la Sensibilisation à la Haute autorité pour la bonne gouvernance (HABG), Jacques III Achiaou, a déclaré mardi 9 décembre que la corruption constitue un frein majeur à la capacité de l’État à fournir aux populations les moyens nécessaires à leur émancipation.
S’exprimant lors d’une séance de sensibilisation au lycée Sainte Marie d’Abidjan-Cocody, organisée par l’Observatoire ivoirien de lutte contre la criminalité économique et financière (OILCEF), il a indiqué que les fonds détournés représentent un manque à gagner pour le Trésor public et réduisent les investissements destinés aux services essentiels.
« La corruption sape les fondements de l’État de droit et érode la confiance envers les institutions », a-t-il affirmé. Il a invité les élèves à rompre la chaîne de la corruption et à contribuer à la construction d’une société intègre.
M. Achiaou a rappelé la portée de la Convention des Nations Unies contre la corruption et la nécessité d’impliquer l’administration, le secteur privé, la justice et la société civile dans sa mise en œuvre.
Selon lui, la lutte engagée depuis 2013 a permis une progression du score de la Côte d’Ivoire à l’indice de perception de la corruption, passé de 27/100 à 45/100 entre 2013 et 2024, ainsi qu’une amélioration du rang mondial, de la 136ᵉ à la 69e place. Le pays vise un score d’au moins 50/100 dans les cinq prochaines années.
La HABG mise également sur la déclaration de patrimoine, présentée comme un outil de prévention de l’enrichissement illicite des agents publics.
L’OILCEF a placé cette édition de la Journée mondiale de lutte contre la corruption sous le thème « Intégrité, Jeunesse et Responsabilité citoyenne », en ciblant les élèves du lycée Sainte Marie, considérées comme un public stratégique.
(AIP)
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