Songon, 04 jan 2026 (AIP)- L’Organisation non gouvernementale (ONG), Lobus Action, oeuvrant pour la défense des droits des personnes en situation de handicap en Côte d’Ivoire, plaide pour l’application de la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) et le protocole de Maputo, pour des protections spécifiques des femmes en situation de handicap du pays.
Le directeur exécutif de l’ONG Lobus Action, Vincent Poeri, a lancé ce plaidoyer samedi 3 janvier 2025, à Songon M’ Bratté, lors d’un entretien avec l’AIP.
Pour M. Poeri, la Côte d’Ivoire doit franchir le cap de la simple signature diplomatique. Si la CDPH offre un cadre global de protection, son applicabilité sur le terrain national souffre encore de lenteurs administratives et d’un manque de ressources dédiées, a-t-il dénoncé.
» Les femmes en situation de handicap sont doublement vulnérables dans notre pays. Victimes de violences sexuelles et physiques, elles subissent ses injustices dans un silence absolu à cause des menaces de leurs bourreaux. C’est pourquoi nous plaidons pour que l’applicabilité de la Convention aux droits des personnes handicapées et le protocole de Mapouto soit une réalité sur le terrain au plan national car surmonter la dépendance est une réalité dans cet univers des femmes handicapées », a indiqué le directeur exécutif de l’ONG Lobus Action.
S’agissant du protocole de Maputo, M. Poeri a expliqué qu’il doit veiller à ce que les femmes handicapées, doublement vulnérables, bénéficient des protections spécifiques contre les violences et des droits à la santé reproductive prévus par ce traité africain.
L’ONG Lobus Action met un accent particulier sur le protocole de Maputo (relatif aux droits des femmes en Afrique), en soulignant que les femmes handicapées sont trop souvent oubliées dans les programmes de développement.
» Nous plaidons pour que l’article 23 du protocole, qui exige une protection spéciale pour les femmes handicapées, soit intégré de manière transversale dans toutes les politiques publiques de genre en Côte d’Ivoire », a déclaré M. Poeri.
L’ONG Lobus Action rappelle que l’inclusion n’est pas une faveur, mais un droit humain fondamental.
(AIP)
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