Abidjan, 23 jan 2026 (AIP) – La composition du nouveau gouvernement ivoirien, rendue publique vendredi 23 janvier 2026 consacre une présence féminine significative aux plus hauts niveaux de l’Exécutif.
Au-delà du nombre, c’est surtout le positionnement stratégique des femmes, notamment à travers leur nomination à des postes de ministres d’État, qui retient l’attention et traduit une volonté affirmée du chef de l’État de renforcer l’inclusion et la gouvernance par la compétence.
Des femmes ministres d’État à des portefeuilles stratégiques
Dans ce nouvel attelage gouvernemental, deux femmes accèdent au rang de ministres d’État, statut qui confère un poids politique et institutionnel majeur dans la conduite de l’action gouvernementale.
Mme Anne Désirée Ouloto Lamizana est nommée ministre d’État, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration. À ce poste clé, elle aura la lourde responsabilité de conduire les réformes structurelles de l’administration publique, d’améliorer la performance des services de l’État et de piloter la transformation de l’appareil administratif, enjeu central de la gouvernance moderne.
Madame Nialé Kaba, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale traduit la confiance renouvelée du Chef de l’État dans son leadership et son expertise, à un moment où la Côte d’Ivoire entend renforcer son rayonnement régional et international.
Une représentation féminine diversifiée et influente
Au-delà des ministres d’État, plusieurs femmes occupent des portefeuilles stratégiques, confirmant leur rôle déterminant dans les politiques publiques. Mariatou Koné, ministre du Portefeuille de l’État et des Entreprises publiques, intervient dans la gouvernance économique et financière. Logboh Myss Belmonde Dogo, en charge de la Cohésion sociale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, porte l’un des ministères les plus sensibles sur le plan social.
Nasseneba Touré, ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, poursuit l’action gouvernementale en faveur de la promotion des droits des femmes et de la protection des couches vulnérables.
La Culture et la Francophonie sont placées sous la responsabilité de Françoise Remarck, dans un contexte de valorisation de l’identité culturelle et du soft power ivoirien.
Un signal politique fort en faveur de l’égalité et de la compétence
La place accordée aux femmes dans ce gouvernement, et particulièrement leur accès à des fonctions de ministres d’État, envoie un signal politique fort en faveur de l’égalité des chances et de la reconnaissance des compétences féminines dans la gestion des affaires publiques.
Cette configuration illustre la volonté des autorités ivoiriennes de dépasser une représentation symbolique, pour confier aux femmes des responsabilités de premier plan, aussi bien dans les secteurs régaliens que sociaux, économiques et culturels.
Une gouvernance inclusive tournée vers l’avenir
À travers ce nouveau gouvernement, le Président Alassane Ouattara confirme son option pour une gouvernance inclusive, où les femmes occupent une place centrale dans la mise en œuvre des réformes et la consolidation des acquis du développement.
L’entrée en fonction de cette équipe, dont le premier Conseil des ministres est prévu le samedi 24 janvier 2026, marque ainsi une nouvelle étape dans la promotion du leadership féminin au sommet de l’État ivoirien.
(AIP)
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