Niakara, 26 fév 2026 (AIP)– Le secteur informel de la vente ambulante de jus à base de produits naturels connaît un regain d’activité dans les localités de Niakara, Tafiré et Tortiya, dans la région du Hambol (centre-nord ivoirien), depuis le 18 février, marquant le début du jeûne du Ramadan, coïncidant cette année avec le Temps du Carême chrétien, a constaté l’AIP, mercredi 25 février 2026.
À l’approche de la rupture du jeûne, fixée à 18 h 30, les abords des mosquées et les artères principales se transforment en points de forte affluence. Jus de gingembre, de bissap et de tamarin (tomidji), ainsi que galettes de mil communément appelées « gnonmi », figurent parmi les produits les plus prisés par les fidèles musulmans pour la plupart.
Installée à quelques encablures de la grande mosquée Masjid Al Fatah de Niakara, Ami Ouattara, 27 ans, dit avoir anticipé la demande.
« Aujourd’hui, je suis sortie avec 35 petits bidons de 100 F CFA et 20 bidons d’un litre à 500 F CFA chacun », confie-t-elle, se réjouissant d’un écoulement rapide de sa marchandise.
Chaque année, à cette période marquée par la pénitence, la dévotion et la prière, le nombre de vendeuses ambulantes de jus naturels quadruple. Certaines commerçantes saisonnières, à l’image de Patricia Koné, habituellement vendeuse d’ignames en bordure de la nationale A3, se reconvertissent temporairement dans la vente de jus, une activité jugée plus rentable durant le jeûne du Ramadan.
Si cette effervescence constitue une véritable aubaine pour ces femmes, elle impacte toutefois d’autres secteurs, notamment les boulangeries, confrontées à une pénurie de glace en raison de la conversion de la plupart des femmes en vendeuses de jus.
(AIP)
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