Madinani, 12 mars 2026 (AIP) – Les chefs de service du département de Madinani ont été invités, mercredi 11 mars 2026, à sensibiliser les contribuables et opérateurs économiques à l’appropriation de la Facture normalisée électronique (FNE), en vue de renforcer la transparence des pratiques fiscales et d’améliorer l’efficacité de la collecte des recettes publiques.
Définie comme un système sécurisé et standardisé permettant l’émission, la gestion et l’archivage électronique des factures afin de simplifier les processus administratifs et fiscaux, la FNE marque une nouvelle étape dans la modernisation de l’administration fiscale.
Ce dispositif a été présenté aux chefs de service du département à la salle de conférence de la préfecture de Madinani, à l’occasion de la rentrée budgétaire de l’exercice 2026 organisée par la direction régionale du Budget et des Finances du Kabadougou.
L’adjoint au chef de service des impôts divers, Foh Lémien, a souligné que le système traditionnel, reposant sur des supports papier remis lors des transactions financières avec les services de l’État, est désormais remplacé par la facture normalisée électronique, seule reconnue par l’administration fiscale. Il a, à cet effet, invité les chefs de service à s’approprier cet outil et à veiller à ce que les prestataires soient inscrits sur la plateforme dédiée.
« Il faudra sensibiliser les contribuables et opérateurs économiques à utiliser la facture normalisée électronique, sinon, lors des paiements au trésor, les factures seront purement et simplement rejetées », a-t-il déclaré.
Selon lui, les opérateurs économiques peuvent, si nécessaire, se faire accompagner par les services des impôts afin de faciliter la prise en main de cet outil numérique devenu une exigence dans les transactions économiques avec l’État.
La FNE a été mise en place le 9 mai 2025. Toutefois, son utilisation était initialement limitée aux opérations électroniques. Son extension à l’ensemble des transactions vise à lutter contre la fraude et l’évasion fiscales, à assurer une meilleure traçabilité des opérations commerciales et à promouvoir l’économie formelle, pourvoyeuse de recettes pour l’État.
Pour les entreprises, ce dispositif permettra de réduire les coûts de gestion, de simplifier et de sécuriser l’archivage des factures, de faciliter les transactions commerciales et de réduire les contentieux avec l’administration fiscale, a indiqué le directeur régional du Budget et des Finances, Ago Brou Mathurin.
(AIP)
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