Bouna, 13 mars 2026 (AIP)–La campagne de recensement des éleveurs et de leurs troupeaux dans les différentes localités de la région du Bounkani a été lancée mercredi 11 mars 2026 à Niandégué, dans le département de Bouna, en vue de constituer une base de données fiable et actualisée sur les éleveurs et leurs cheptels.
Cette opération s’inscrit dans le cadre du projet « Renforcer la résilience des communautés frontalières du Bounkani pour réduire les vulnérabilités et prévenir les conflits », mis en œuvre par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), avec le soutien financier par Fonds des nations unies pour la consolidation de la paix (PBF) en partenariat avec le ministère des Ressources Animales et Halieutiques (MIRAH), avec l’appui technique du Réseau Billital Maroobé (RBM).
La cérémonie de lancement s’est tenue sous la présidence du secrétaire général de préfecture, Ka Péhé Henry, en présence de la directrice de la Nutrition animale et de la gestion de l’espace pastoral, Dr N’gotta Adjoua Aïcha, du chef de mission de l’OIM, David Preux, et du représentant du RBM, Chec Ibrahima Ouattara, aux côtés de nombreux éleveurs et leaders communautaires venus de Nassian, Téhini et de Doropo.
Cette campagne permettra de constituer une base de données fiable avec des informations jugées indispensables pour améliorer la planification des services vétérinaires, le suivi des mouvements de bétail et l’accompagnement des acteurs de l’élevage dans la région.
S’adressant aux éleveurs, Dr N’gotta Adjoua Aïcha a insisté sur l’importance de leur adhésion à l’opération. « La réussite de cette campagne dépendra de votre participation active. Le recensement des éleveurs et des animaux est un outil essentiel pour mieux structurer le secteur de l’élevage et améliorer les services qui vous sont destinés », a-t-elle indiqué, tout en assurant que le MIRAH reste pleinement engagé à les accompagner et à promouvoir une transhumance apaisée et mieux organisée.

À terme, cette initiative devrait contribuer à une meilleure gestion de l’espace pastoral dans le Bounkani et à la réduction des tensions entre acteurs ruraux, en favorisant une connaissance précise des effectifs d’éleveurs et de leurs troupeaux dans les différentes localités de cette région.
(AIP)
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