Abidjan, 13 mars 2026 (AIP)- Le Programme d’appui aux systèmes alimentaires résilients au changement climatique et de renforcement de mécanismes de régulation et des valeurs fondatrices du bien vivre ensemble dans les pays au Sud du Sahara a été lancé vendredi 13 mars 2026, à Abidjan-Plateau pour promouvoir l’éducation financière.
Le programme est une initiative de l’Institut africain pour le développement économique et social-centre africain de formation (INADES-Formation). Il s’inscrit dans le cadre d’un atelier régional de lancement de cette initiative et de construction des approches ainsi que des méthodes d’intervention.
Pour le directeur du programme du secrétariat général de l’institut, Alphonse Kouamé, la promotion de l’éducation financière et sociale est un axe sur lequel les initiateurs entendent travailler, insistant sur l’importance des fonds d’épargne et de crédit, face à la pauvreté et le chômage des jeunes.
Selon lui, cette promotion de même que les autres actions prévues permettront aux collectivités locales de renforcer la résilience de leurs territoires et systèmes alimentaires économiques, dans des contextes d’inflation sur les prix des denrées mondiales.
En outre, cette démarche servira à renforcer les mécanismes anti-corruption, de redevabilité et les valeurs de solidarité, a-t-il poursuivi, évoquant le capital humain et la gouvernance participative que compte valoriser cette initiative.
Pour sa part, le secrétaire général d’INADES-Formation, Sena Kwaku Adessou a déploré l’extrême pauvreté en Afrique qu’il qualifie de « gravité particulière », présentant le programme comme une réponse aux exigences concrètes d’urgence.
Représentant la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nahoua Yeo a mis l’accent sur l’impact direct des actions menées par les Organisations non gouvernementales (ONG), dans différents secteurs notamment l’environnement et l’agriculture.
Conduisant la délégation ivoirienne, la directrice du bureau national de l’INADES-Formation dans le pays, Pauline Zei a salué les différentes solutions que propose cette initiative, soulignant les problèmes rencontrés par les populations rurales à savoir la réduction de la fertilité des sols et des difficultés liées à la professionnalisation des organisations.
Ce programme à déployer entre janvier 2026 et décembre 2028 se déroule en partenariat avec diverses organisations et institutions notamment le Misereor, la Banque mondiale, le Programme alimentaire mondial (PAM), les Nations Unies et l’Union européenne (UE).
Il concerne sept autres pays précisément le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la République démocratique du Congo (RDC), le Rwanda, le Tchad et le Togo, étant d’ailleurs une contribution aux Objectifs de développement durable (ODD).
(AIP)
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