Abidjan, 14 avr 2026 (AIP)- La deuxième réunion de la commission mixte du protocole 2025-2029 de l’accord de partenariat dans le secteur de la pêche entre la Côte d’Ivoire et l’Union européenne (UE) s’est ouverte, mardi 14 avril 2026 à Abidjan, portée par l’objectif notamment de l’accélération des actions de mise en œuvre.
« Cette deuxième commission mixte doit être une commission de résultats. Elle doit nous permettre d’évaluer objectivement le chemin parcouru, d’identifier les insuffisances, mais aussi de prendre des décisions concrètes pour améliorer l’efficacité de notre partenariat », a indiqué le conseiller technique en charge de la pêche au ministère des Ressources Animales et Halieutiques, Colonel Alain Kodjo.
Instance prévue par l’accord de partenariat, la commission mixte est chargée d’assurer le suivi, le contrôle et la bonne application des protocoles. Elle se réunit une fois par an, alternativement dans un État membre de l’Union européenne et en Côte d’Ivoire. La réunion d’Abidjan intervient après celle de Bruxelles, en novembre 2025, qui a permis de jeter les bases opérationnelles du protocole 2025-2029.
La Côte d’Ivoire et l’Union européenne entretiennent, depuis 1991, des relations dans le domaine de la pêche qui ont débouché sur un Accord de partenariat de pêche durable (APPD), en 2008. La mise en œuvre de cet accord repose sur des protocoles successifs, dont le quatrième, couvrant la période 2025-2029, a été signé le 6 juin 2025, à Bruxelles.
Le protocole vise plusieurs retombées pour la Côte d’Ivoire notamment le développement du secteur halieutique, avec un renforcement des capacités administratives et scientifiques et une modernisation de la gestion des ressources ainsi qu’un soutien aux communautés locales, avec la création d’emplois, la professionnalisation des pêcheurs, un appui aux femmes (transformation, conserveries).
Aussi, un renforcement du port d’Abidjan (augmentation des débarquements, attractivité accrue comme hub thonier régional) et la lutte contre la pêche illégale (INN), avec la surveillance des eaux et le contrôle des activités de pêche.
« La Côte d’Ivoire attache une importance particulière à ce que les retombées de cet accord soient visibles et concrètes pour nos populations, notamment les pêcheurs artisanaux, les femmes actives dans la transformation et la commercialisation des produits halieutiques, les jeunes engagés dans les chaînes des valeurs de la pêche et de l’aquaculture.Notre ambition est claire. Il s’agit de faire de ce partenariat un levier de développement inclusif, de création d’emplois et de sécurité alimentaire », a réaffirmé colonel Kodjo.
Il a réitéré l’engagement des autorités ivoiriennes à assurer « une gestion rigoureuse, transparente et efficace » des ressources mobilisées dans le cadre de ce protocole.
(AIP)
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