Bocanda, 21 avr 2026 (AIP) -Le directeur de la santé animale au ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH), Yapi Désiré, et le coordonnateur du Projet de renforcement des moyens de subsistance des petits exploitants et des femmes (PREMOPEF), Akpo Aimé Césaire, ont affirmé que la campagne de vaccination de la volaille traditionnelle contre la maladie de Newcastle, lancée officiellement le samedi 18 avril 2026 à Bocanda, contribuera à sécuriser les revenus des éleveurs de la région du N’Zi.
Selon le directeur de la santé animale, la maladie représente une menace majeure pour l’aviculture traditionnelle, avec une exposition estimée à 98 % des volailles en saison sèche et à 84 % en saison des pluies.
« Cela veut dire que, sans vaccination, les éleveurs peuvent perdre leurs animaux en quelques jours, à tous moments de l’année. Sur le plan économique, pour la région du N’Zi, avec 300 000 volailles concernées, si une épidémie de Newcastle survient, tous les éleveurs peuvent perdre 1,89 milliard de franc de capital », a-t-il déclaré, soulignant que cette campagne constitue « une barrière avant que la maladie ne frappe ».
Inscrite dans le cadre du volet « élevage avicole traditionnel » du PREMOPEF, en partenariat avec le MIRAH, cette opération mobilisera, sur une période d’un mois, 70 agents vaccinateurs déployés dans 214 villages de la région.
Pour sa part, Akpo Aimé Césaire, avec l’appui du ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, a indiqué qu’au terme de la campagne, les revenus des éleveurs seront non seulement préservés, mais également renforcés.
« C’est notre vision commune d’une aviculture traditionnelle qui se modernise, est résiliente, inclusive et créatrice de richesses, avec des aviculteurs dont les revenus sont garantis », a-t-il ajouté.
Financé conjointement par le Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire et la Banque africaine de développement, le PREMOPEF, d’un coût global de 9,87 milliards de francs CFA sur quatre ans, vise à impacter 60 000 personnes, soit 25 % de la population de la région du N’Zi, dont 50 % de femmes et 35 % de jeunes.
Outre la vaccination de la volaille traditionnelle, le projet prévoit également la réhabilitation de huit mini-barrages, l’aménagement de 100 hectares de périmètres maraîchers dont la moitié sera exploitée par des femmes, la sécurisation foncière de ces espaces, ainsi que la réhabilitation de 18 kilomètres de pistes rurales.
(AIP)
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