Abidjan, 21 avr 2026 (AIP) – Les quatre candidats en lice pour le poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) présentent, depuis mardi 21 avril 2026, leurs visions respectives lors de « dialogues interactifs » organisés au siège de l’institution à New York, en prélude à la désignation du successeur de António Guterres.
Ces échanges, prévus sur deux jours, offrent à chaque candidat l’opportunité d’exposer son programme et de répondre aux questions des États membres et de la société civile sur des enjeux majeurs, notamment la réforme de l’ONU, ainsi que les trois piliers de l’organisation que sont la paix et la sécurité, le développement et les droits de l’homme.
Parmi les prétendants figurent Michelle Bachelet, ancienne Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Rafael Grossi, Rebeca Grynspan et Macky Sall.
À l’issue de deux mandats, M. Guterres quittera ses fonctions le 1er janvier 2027, conformément aux règles en vigueur. Son successeur aura la responsabilité de conduire l’organisation dans un contexte international marqué par de multiples défis politiques, sécuritaires et financiers, ainsi que par des remises en cause du multilatéralisme et du droit international.
Organisés par la présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies, Annalena Baerbock, ces dialogues constituent, selon elle, une étape déterminante du processus de sélection.
« La sélection du Secrétaire général a des conséquences de grande portée qui résonnent bien au-delà de ce bâtiment », a-t-elle déclaré, soulignant que ce choix orientera l’avenir de la principale organisation multilatérale mondiale.
Mme Baerbock a également insisté sur l’importance stratégique de cette désignation, la qualifiant de « déclaration d’intention » quant à la capacité de l’ONU à répondre aux défis contemporains.
« En un mot, c’est l’un des métiers les plus difficiles au monde, mais c’est aussi l’un des plus importants », a-t-elle affirmé, relevant que le futur Secrétaire général jouera un rôle central dans la défense de la Charte des Nations Unies et de l’ordre international fondé sur des règles.
Ces auditions publiques s’inscrivent dans une volonté de transparence accrue du processus de sélection, permettant aux États membres et à l’opinion internationale d’apprécier les profils et les orientations des différents candidats.

