Abidjan, 03 mai 2026 (AIP) – La présidente de l’Union internationale de la presse francophone (UPF), section Côte d’Ivoire, Viviane Mouhi Ayehui, a exprimé, dimanche 3 mai 2026, ses préoccupations face aux difficultés structurelles que traverse la presse ivoirienne, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse.
Dans une déclaration transmise à l’AIP, elle a salué la progression de la Côte d’Ivoire dans le classement de Reporters sans frontières, qui place le pays au 54e rang sur 180 en 2026, soit un gain de 10 places. Toutefois, elle a estimé que cette avancée contraste avec la réalité du terrain, marquée par une fragilisation du secteur.
Mme Mouhi Ayehui a identifié trois principaux défis, à savoir l’asphyxie économique des entreprises de presse, la précarité des journalistes et l’appauvrissement des contenus. Elle a relevé que la baisse des revenus publicitaires et la concurrence des plateformes numériques fragilisent les médias, tandis que les conditions de vie des journalistes favorisent certaines dérives professionnelles.
Elle a également mis en garde contre la perte de qualité de l’information, liée notamment à la pression de l’instantanéité et à la prédominance des contenus superficiels au détriment des enquêtes approfondies.
Face à cette situation, la présidente de l’UPF-CI a appelé à un sursaut collectif, préconisant une réforme du modèle économique des médias, une meilleure protection sociale des journalistes à travers l’application de la convention collective, ainsi qu’un renforcement de l’unité au sein de la profession.
Elle a rappelé que la liberté de la presse constitue un pilier essentiel de la démocratie et un droit fondamental pour les citoyens.
(AIP)
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