Tiassalé, 15 mai 2026 (AIP)- Les populations de Bôdô (commune de N’douci) ont exprimé, jeudi 14 mai 2026, leurs regrets et présenté des excuses publiques à la suite des violences survenues le 9 mai dans le village, durant une rencontre avec le ministre Pierre Dimba, également président du conseil régional de l’Agnéby-Tiassa.
La cérémonie, organisée à la gare routière de Bôdô à l’initiative du secrétaire général du bureau de la mutuelle du village, Marius Rocheteau Yapo, a été marquée par la lecture d’une déclaration officielle par dame Solange Stéphanie Yavo, au nom des populations.
Ainsi, les habitants ont condamné les actes de vandalisme commis par des individus qualifiés « d’incontrôlés », tout en regrettant particulièrement les incidents ayant visé le ministre et sa suite lors de leur visite dans le village.
Les populations ont également imploré la clémence du président de la République, Alassane Ouattara, et du gouvernement pour les faits survenus à l’encontre de « cet illustre fils de la région ». Elles ont par ailleurs demandé pardon au chef du village ainsi qu’à l’ensemble des populations de la région de l’Agneby-Tiassa pour les préjudices subis et l’image négative donnée par Bôdô.
Les excuses ont aussi porté sur les actes de vandalisme ayant conduit à l’incendie de la résidence du chef du village, ainsi que de son véhicule et de celui d’un autre ressortissant de la localité.
S’associant à cette démarche d’apaisement, les femmes du village, par la voix de leur présidente, Berthe Kassi, ont assuré que de telles violences ne se reproduiraient plus à Bôdô.
Selon des sources villageoises, les incidents du 9 mai ont éclaté après l’interpellation d’un jeune du village, Hyppolite N’Guessan, pour des propos jugés offensants à l’endroit du ministre Pierre Dimba, tenus au domicile du chef du village. Des individus réclamant sa libération avaient alors tenté d’empêcher le départ de la délégation ministérielle.
L’intervention des forces de l’ordre a permis l’exfiltration du ministre et de ses collaborateurs, avant que des actes de vandalisme et une intervention musclée des forces de sécurité ne surviennent pour rétablir l’ordre dans le village.
Au total, 75 personnes, dont une femme, deux élèves en classe d’examen ainsi qu’un serviteur de Dieu, sont en garde à vue à la brigade de recherches de la gendarmerie ainsi que dans les camps de gendarmerie de Koumassi, Agban et Abobo.
(AIP)
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