Bondoukou, 17 mai 2026 (AIP) – L’opération nationale de réimmatriculation des véhicules administratifs, engagée depuis mars 2025 par la commission de gestion des véhicules administratifs, s’est achevée vendredi 15 mai 2026 à la mairie de Bondoukou sur une forte mobilisation des usagers, malgré des contraintes liées à l’affluence et à l’éloignement des localités concernées par ce centre de regroupement.
Débutée le mercredi 13 mai pour la zone du Grand Est, cette campagne s’inscrit dans le cadre du nouveau système d’immatriculation instauré en Côte d’Ivoire depuis juin 2023, avec des plaques sécurisées à fond blanc et lettrage noir au format « 2 lettres – 3 chiffres – 2 lettres », destinées à renforcer l’identification des véhicules et à lutter contre la fraude.
Selon le responsable des opérations, Tito Clovis AYO, l’opération est conduite par une commission regroupant plusieurs structures de l’État, notamment le Secrétariat général du Gouvernement, l’Inspection générale d’État, le Bureau de gestion des véhicules administratifs (BGVA) et la Direction générale des marchés publics (DGMP).
À Bondoukou, les équipes ont enregistré une importante affluence d’usagers venus de plusieurs localités de l’Est du pays, notamment de Bouna, Doropo, Yakassé et Abengourou.
Le responsable des opérations assure toutefois que les dispositions nécessaires ont été prises pour répondre à la demande, avec un stock prévu pour environ 1 000 motos et 500 véhicules.
« Nous avons commencé depuis mars 2025. Nous avons déjà fait le Grand Nord, le Grand Ouest et le Centre. Nous sommes actuellement au Grand Est. Dans chaque localité, nous restons généralement trois jours », a-t-il expliqué.
Il a rappelé que l’objectif principal de cette décentralisation est de rapprocher les services administratifs des populations afin d’éviter les déplacements jusqu’à Abidjan.
« Quelqu’un qui quitte Bouna pour Abidjan, c’est très loin. Mais venir à Bondoukou est déjà une solution plus accessible », a souligné Tito Clovis AYO, invitant les usagers à profiter du passage des équipes dans les différentes zones du pays.
Sur le terrain, plusieurs usagers interrogés saluent l’initiative, qu’ils jugent utile pour la modernisation et la traçabilité des véhicules administratifs.
« Ça se passe bien. Ça permet d’identifier tous les véhicules de l’État et de nous mettre en conformité avec les structures gouvernementales », a confié un usager.
D’autres apprécient également le système de sécurisation à travers le code QR intégré aux nouvelles plaques.
« Quand vous scannez le code QR, toutes les informations du véhicule apparaissent. Avec la caméra, tout est identifié », a expliqué un autre usager.
Cependant, plusieurs participants évoquent des lenteurs liées à l’affluence et au processus de traitement.
« Comme il y a beaucoup de monde, ça ralentit un peu. Nous sommes là depuis le matin et certains attendent encore leurs plaques », a indiqué un usager.
Selon les responsables de la mission, ces difficultés s’expliquent notamment par l’ouverture exceptionnelle des paiements sur place pour certains usagers venus de zones éloignées.
(AIP)
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