Ferkessédougou, 17 mai 2026 (AIP) – L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en collaboration avec le ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH) et avec l’appui financier du gouvernement du Japon, a organisé les 15 et 16 mai 2026 à Ferkessédougou, un atelier régional de restitution d’études stratégiques portant sur les ressources en eau, les ressources agro-pastorales et les catastrophes naturelles dans les régions du Tchologo et du Bounkani.
Cette rencontre a réuni le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, des autorités administratives et préfectorales, ainsi que des représentants de l’OIM.
Le chef du bureau de l’OIM à Korhogo, Jean-Philippe Ahoua, a indiqué que cet atelier s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la gouvernance de la mobilité pastorale et de promotion d’une transhumance « mieux organisée, plus sûre et plus productive » au profit des populations.
Il a précisé que les études présentées portent notamment sur la cartographie et la modélisation des eaux souterraines, la cartographie des ressources agro-pastorales et des flux de bétail, ainsi que l’identification des dynamiques de tensions et des risques de catastrophes naturelles.
« La mobilité pastorale est aujourd’hui au cœur de plusieurs enjeux majeurs pour la Côte d’Ivoire. Elle touche à la fois à la sécurité, à la gestion des ressources naturelles, à la cohésion sociale et à l’aménagement du territoire », a souligné M. Ahoua.
Quant à Sidi Touré, il a relevé que les régions septentrionales du pays, notamment le Tchologo et le Bounkani, font face à des défis multiples liés à l’afflux de demandeurs d’asile et de réfugiés en provenance du Burkina Faso et du Mali, au changement climatique ainsi qu’à la dégradation progressive des ressources naturelles.
Selon lui, la raréfaction de l’eau et la pression croissante sur les terres agricoles et pastorales accentuent davantage la vulnérabilité des populations locales.
« Aujourd’hui, nous franchissons une étape supplémentaire. La décision d’étendre la restitution des résultats de ces études au Tchologo et au Bounkani traduit une volonté claire de rapprocher l’information des territoires concernés et de favoriser une appropriation effective par les communautés locales », a déclaré le ministre.
Les échanges ont notamment porté sur l’encadrement de la transhumance, la prévention des conflits liés aux ressources naturelles, ainsi que l’amélioration de la gouvernance territoriale.
Ces études stratégiques ont été réalisées dans le cadre du projet intitulé « Renforcer la résilience communautaire grâce à une gestion optimisée des ressources naturelles et de l’eau, ainsi qu’à la préparation aux catastrophes à travers l’utilisation des technologies satellitaires ».
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