Yamoussoukro, 20 mai 2026 (AIP) – Un atelier de validation des guides de traçabilité et du mécanisme d’approvisionnement permanent en semences certifiées de manioc, de riz et de maïs en Côte d’Ivoire s’est ouvert mardi 19 mai 2026 à Yamoussoukro, en présence d’acteurs du secteur semencier, de chercheurs et des autorités administratives locales.
Intervenant au nom du directeur général du Centre national de recherche agronomique (CNRA), le professeur Sangaré Abdourahman, le directeur général adjoint chargé de la recherche et du développement agricole a indiqué que cette activité vise à renforcer le dispositif national de traçabilité et d’approvisionnement en semences certifiées au profit des producteurs agricoles.
Selon lui, les documents soumis à validation constituent des outils stratégiques pour garantir la qualité, la transparence et la durabilité du système semencier ivoirien. « Le guide national de traçabilité des semences certifiées est essentiel pour garantir la qualité, la transparence et la durabilité du système semencier de nos systèmes de production agricole », a-t-il affirmé.
Il a rappelé qu’en 2025, le CNRA avait déjà organisé à Yamoussoukro deux ateliers consacrés à la validation des guides de production de semences de pré-base et de base certifiées de manioc, de riz et de maïs. Ces documents, désormais édités, seront prochainement remis officiellement aux autorités de tutelle et aux acteurs semenciers.
Le représentant du directeur général du CNRA a également souligné que le mécanisme d’approvisionnement permanent en semences certifiées constitue « un pilier stratégique pour la sécurité alimentaire » et permettra d’assurer une meilleure planification des besoins ainsi qu’une disponibilité permanente des semences de qualité sur l’ensemble du territoire national.
Mme Ekpigni Caroline, point focal du Programme de production alimentaire d’urgence (2PAU-CI), a insisté sur l’importance de la traçabilité dans la sécurisation des productions agricoles. « Utiliser une semence non certifiée correspond à jouer à la loterie avec le travail de toute une saison agricole », a-t-elle déclaré.
Elle a expliqué que la traçabilité permet d’identifier l’origine des semences, de garantir leur conformité aux normes de qualité et de réagir rapidement en cas de problème sanitaire. Selon elle, investir dans la traçabilité revient à investir dans « une agriculture responsable, sécurisée et durable ».
Présidant la cérémonie d’ouverture, le préfet de région, préfet du département de Yamoussoukro, Coulibaly Gando, a salué le rôle joué par le CNRA dans les performances de l’agriculture ivoirienne.
Il a souligné que la sécurité alimentaire demeure une priorité pour les autorités ivoiriennes et a exhorté les participants à produire des résultats à la hauteur des attentes afin de permettre aux producteurs d’accéder durablement à des semences certifiées et traçables.
L’atelier de trois jours s’inscrit dans le cadre du Programme de production alimentaire d’urgence et bénéficie notamment de l’appui de la Banque africaine de développement et de l’Agence japonaise de coopération internationale.
(AIP)
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