Abidjan, 21 juin 2026 (AIP) – Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a salué la maturité syndicale du Syndicat national des professionnels de la presse de Côte d’Ivoire (SYNAPPCI), à l’ouverture de son 8e congrès ordinaire électif, samedi 20 juin 2026 à la Maison de la Presse d’Abidjan, tout en invitant les acteurs des médias à privilégier le dialogue social pour relever les défis du secteur.
En son nom, le conseiller technique Gooré Bi Hué s’est félicité du climat serein ayant entouré l’organisation du congrès, estimant qu’il constitue un exemple de gestion responsable des divergences au sein des organisations professionnelles.
« Le ministre se réjouit que ce huitième congrès se tienne dans un climat apaisé, sans polémiques excessives ni recours aux tribunaux. Cela traduit une réelle maturité syndicale que nous tenons à saluer », a-t-il déclaré.
Il a souligné que le dialogue, la concertation et la négociation demeurent les voies les plus efficaces pour défendre les intérêts des travailleurs et préserver la cohésion au sein des entreprises de presse. Dans un contexte marqué par les difficultés économiques du secteur, il a plaidé pour un syndicalisme constructif, orienté vers la sauvegarde de l’emploi et des compétences.
Le représentant du ministre a également rappelé plusieurs initiatives gouvernementales en faveur des professionnels des médias, notamment la création de l’Agence de soutien et de développement des médias (ASDM), la mise en place d’un dispositif d’assurance maladie et le projet immobilier de 1 000 logements destinés aux acteurs du secteur, dont 300 sont déjà en cours de réalisation.
Présidant la cérémonie, le ministre-gouverneur du District autonome de Yamoussoukro, Augustin Thiam, a exhorté les futurs dirigeants du SYNAPPCI à privilégier le rassemblement au terme du processus électoral.
« Une fois élu, le secrétaire général devient le responsable de tous les membres du syndicat », a-t-il affirmé, invitant les congressistes à dépasser les clivages liés à la compétition interne.
M. Thiam a également évoqué les défis auxquels la presse est confrontée, notamment la baisse des recettes publicitaires, la concurrence des plateformes numériques, la désinformation et la précarité professionnelle. Il a appelé les journalistes à renforcer leur professionnalisme, leur crédibilité et leur respect de l’éthique afin de consolider la place des médias dans la société.
Intervenant au nom du secrétaire général sortant, Guillaume Gbato, le journaliste Lance Touré a rappelé que la mission du SYNAPPCI demeure la défense des intérêts matériels et moraux des professionnels des médias ainsi que l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.
Il a relevé plusieurs préoccupations persistantes, notamment la précarité de l’emploi, les retards de salaires, l’insuffisance des garanties sociales et le non-respect de certaines dispositions de la convention collective de la presse.
« Une presse forte ne peut exister sans des journalistes protégés, respectés et convenablement rémunérés », a-t-il soutenu, appelant à l’application effective des textes régissant la profession.
Placée sous le thème « Quel dialogue social pour la réorientation du combat syndical en vue de l’amélioration des conditions de vie et de travail des professionnels des médias dans un secteur sinistré et en perpétuelle mutation ? », cette rencontre doit aboutir au renouvellement des instances dirigeantes du SYNAPPCI.
(AIP)
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