Abidjan, 29 juin 2026 (AIP) – De nouvelles frappes israéliennes ont visé dimanche 28 juin le Sud du Liban, quelques jours seulement après la signature d’un accord-cadre entre Israël et le Liban destiné à ouvrir la voie à une « paix durable », compromettant déjà les perspectives de mise en œuvre de ce texte.
Selon l’Agence nationale d’information (ANI), plusieurs raids ont été menés dans le Sud du Liban. Le ministère libanais de la Santé a également fait état de deux blessés après le lancement d’une grenade attribué à l’armée israélienne contre une localité frontalière.
Le Hezbollah a dénoncé « une violation flagrante du cessez-le-feu » par Israël, affirmant suivre de près ces incidents et se réservant « le droit de défendre sa patrie et son peuple ».
De son côté, l’armée israélienne a indiqué avoir ciblé des combattants du Hezbollah à proximité de ce qu’elle qualifie de « zone de sécurité ». Elle a également annoncé la mort d’un de ses soldats lors d’affrontements avec le mouvement chiite pro-iranien, portant à 38 le nombre de militaires israéliens tués au Liban depuis le début des opérations. Selon l’armée, l’auteur présumé de cette attaque, présenté comme un combattant du Hezbollah, a ensuite été localisé et tué.
Ces développements interviennent trois jours après la signature d’un accord-cadre entre les deux parties visant à instaurer une paix durable. Toutefois, le texte fait déjà l’objet de fortes contestations au Liban.
Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, allié du Hezbollah et chef du mouvement Amal, a déclaré que l’accord « ne sera pas adopté et il ne sera pas mis en œuvre dans sa forme actuelle ». Dans un communiqué diffusé par son parti, il a dénoncé un « accord de « diktats », pas un accord qui préserve les droits du Liban ».
Cette prise de position, conjuguée à la reprise des hostilités, jette une ombre sur l’avenir de l’accord-cadre et ravive les inquiétudes quant à une nouvelle escalade des tensions entre Israël et le Hezbollah le long de la frontière libano-israélienne.
(AIP)
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