Béoumi, 28 juin 2026 (AIP)- Le Fonds de développement de la formation professionnelle (FDFP) a organisé, du mercredi 24 au vendredi 26 juin 2026, un séminaire de renforcement des capacités au profit d’une centaine de jeunes entrepreneurs au Centre polyvalent Alassane Ouattara de Béoumi, en vue de renforcer leurs compétences en organisation du travail et en gestion financière.
Cette session de formation de trois jours s’inscrit dans le cadre des actions du FDFP visant à accompagner les petites et moyennes entreprises dans le renforcement de leurs capacités de gestion afin d’améliorer leur pérennité. Elle a été assurée par le Centre de gestion agréé CCFISC-CGA, cabinet spécialisé en comptabilité, fiscalité et accompagnement des entreprises.
Responsable de la formation au CCFISC-CGA, Bonaventure Agoh a indiqué que cette initiative s’adressait aux jeunes entrepreneurs inscrits dans la base de données du FDFP et contribuant au financement de cette structure.
« Cette session de formation est destinée aux jeunes entrepreneurs figurant dans la base de données du FDFP et contribuant au financement de cet organisme. Cette initiative répond à un défi majeur auquel sont confrontées les jeunes entreprises. Les entreprises nouvellement créées disparaissent très rapidement. L’État estime qu’environ 80 % d’entre elles cessent leurs activités. Nous sommes là pour les accompagner afin qu’elles puissent durer dans le temps », a-t-il expliqué.
Selon lui, le premier module de la formation était consacré à l’organisation du travail. Il avait pour objectif d’amener les participants à mieux planifier leurs activités, à définir leurs priorités et à mettre en place une organisation adaptée au fonctionnement de leur entreprise.
« L’organisation constitue le socle de toute entreprise performante. Lorsqu’un entrepreneur organise correctement son travail, il améliore sa productivité et facilite le développement de son activité », a-t-il indiqué.
Le second module portait sur la gestion et la planification financières. Le formateur a relevé que de nombreux jeunes entrepreneurs continuent de confondre les ressources de leur entreprise avec leurs finances personnelles, une pratique qui fragilise souvent leur activité.
« Nous leur montrons comment gérer les ressources financières de leur entreprise, distinguer les dépenses personnelles de celles de l’entreprise, réaliser des bénéfices et favoriser la croissance de leurs activités », a-t-il précisé.
À l’issue de cette formation, les organisateurs attendent des bénéficiaires qu’ils mettent en pratique les enseignements reçus afin de consolider leurs entreprises, d’accroître leurs performances et de créer progressivement des emplois.
« Nous souhaitons qu’à notre prochain passage, ces entreprises aient évolué, qu’elles aient recruté d’autres personnes et qu’elles contribuent ainsi à la réduction de la pauvreté », a ajouté Bonaventure Agoh.
Il a remercié le FDFP pour son engagement en faveur du renforcement des capacités des petites entreprises ainsi que les autorités administratives de Béoumi pour leur accompagnement dans l’organisation de cette session de formation.
Le responsable de la formation a également indiqué qu’il était assisté par Ayéhoua Serge Pacôme, consultant en entrepreneuriat et en management, qui est intervenu dans l’animation des différents modules.
Présent à la cérémonie, le directeur départemental de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique de Béoumi, Kouassi Philibert, a salué cette initiative, invitant les jeunes à saisir toutes les opportunités de renforcement de leurs compétences.
« On apprend toujours. Une formation est toujours la bienvenue. Les thèmes abordés sont évocateurs. Même lorsqu’on possède déjà des connaissances en finance, les enseignements dispensés par des experts constituent un apport supplémentaire », a-t-il déclaré.
Il a rappelé que ses services avaient assuré la mobilisation et la sensibilisation des jeunes entrepreneurs du département afin de garantir une forte participation à cette session.
Selon lui, cette activité répond aux missions du ministère chargé de la Promotion de la jeunesse et de l’Insertion professionnelle en matière d’accompagnement des jeunes, qu’ils soient diplômés, déscolarisés ou déjà engagés dans une activité génératrice de revenus.
Kouassi Philibert a enfin souhaité la poursuite de cette initiative, qu’il a présentée comme la troisième édition de ce partenariat, estimant que les prochaines sessions pourraient permettre à d’anciens bénéficiaires de partager leurs expériences avec les nouveaux participants afin de favoriser la transmission des bonnes pratiques entrepreneuriales.
(AIP)
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