Abidjan, 29 juin 2026 (AIP) – Cent cinquante femmes de la coordination du Réseau d’actions pour la mobilisation et l’émancipation durable (RAMED) de Tibéita, une localité dans la sous-préfecture de Bouaflé (Centre-Ouest ivoirien, région de la Marahoué), ont souhaité des investissements dans la transformation locale du manioc pour freiner les pertes de récoltes.
Ces membres du RAMED ont exposé leurs difficultés matérielles lors d’une rencontre tenu le 17 juin 2026 dans la sous-préfecture de Bouaflé en présence du sous-préfet de Tibéita, Adolphe Seyo et d’une délégation du programme d’accompagnement financier conduite par le directeur général du programme et directeur E4Y, Adams Thiam Cos, accompagné du responsable Côte d’Ivoire de la structure, Ibrahim Bah.
Les agricultrices ont alerté les autorités sur l’enclavement de leurs parcelles. Le manque de véhicules de transport bloque l’acheminement du manioc vers les grands marchés urbains, ce qui détruit une partie de leur production et réduit leurs revenus. La mise en place d’unités villageoises de transformation permettrait de créer de la valeur ajoutée sur place.
Selon les productrices, ces équipements adaptés garantiraient leur autonomie financière. La présidente nationale du RAMED, Trah Lou Boli Julienne, a soutenu ce plaidoyer avec l’appui des coordinations de Zuénoula, Gohitafla, Bouaflé, Sinfra, Oumé et Diégonéfla. Elle a invité les bailleurs de fonds à financer ces projets sur le long terme.
Les responsables du programme d’accompagnement financier ont pris note de ces doléances. Ils ont précisé que ces données de terrain serviraient à réorienter les prochains financements et l’attribution des équipements agricoles.
(AIP)
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