Abidjan, 03 juil. 2026 (AIP) – Le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique a réaffirmé, vendredi 3 juillet 2026 à Abidjan, sa volonté de faire de la jeunesse un acteur majeur de la lutte contre les changements climatiques, à l’ouverture d’une session de formation d’Environmental African Leadership Initiative (EALI) consacrée aux changements climatiques, à la transition énergétique, à la gestion des déchets et à l’adaptation climatique.
Représentant le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, la directrice de cabinet adjointe du ministère, Indira Yanni-Domingo, a indiqué que cette initiative, portée par la Fondation WESISAH, vise à doter les jeunes Africains des compétences nécessaires pour contribuer à la transition écologique.
Elle a rappelé que l’Afrique subit fortement les effets du dérèglement climatique, notamment les inondations, l’érosion côtière, la déforestation, la perte de biodiversité et la raréfaction des ressources en eau. Face à ces défis, la Côte d’Ivoire a adopté une stratégie ambitieuse à travers sa deuxième Contribution déterminée au niveau national (CDN), qui prévoit une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 30,41% d’ici à 2030 sans appui extérieur, pouvant atteindre 98,95% avec un soutien international, tout en visant la neutralité carbone.
Elle a également rappelé les réformes engagées par l’État, notamment la création de la Commission nationale sur le climat, du Bureau du marché carbone, l’adoption d’une loi climat et le renforcement du système national de suivi des émissions.
« Les jeunes Africains ne peuvent être de simples spectateurs. Ils doivent être les premiers acteurs du changement », a-t-elle déclaré, saluant le choix de la Côte d’Ivoire comme pays pilote de l’initiative EALI.
Quant à Paula Francisco, ancienne ministre de l’Environnement de l’Angola, elle a réaffirmé son soutien et sa volonté de poursuivre son accompagnement au WESISAH. « Depuis l’Angola, nous avons participé aux activités du programme EALI. C’est une formidable opportunité pour les jeunes d’échanger entre eux, de parvenir à un consensus et de prendre des décisions pour l’avenir. Nous devons préserver cette planète, notre terre nourricière, non pas seulement pour nous, mais pour les générations futures. Acceptons ce challenge ! », a souligné Mme Paula Francisco.
La présidente de l’Institut Afrique Monde, la professeure Denise Houphouët-Boigny, a estimé que la jeunesse africaine doit être au cœur des réponses aux défis environnementaux.
« Vous avez été choisis parce que vous représentez l’avenir. Vous avez désormais la responsabilité de transformer les connaissances acquises en actions concrètes pour bâtir une Afrique verte, résiliente et souveraine », a-t-elle exhorté.
Pour sa part, la présidente de la Fondation WESISAH, Marie-Josée Houénou, a indiqué que cette session constitue la troisième formation du programme EALI lancé en août 2025. Destiné à former une nouvelle génération de leaders climatiques, le programme réunit des jeunes issus de divers secteurs afin de favoriser une approche multidisciplinaire des enjeux environnementaux.
Cette session a rassemblé des représentants du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, de l’UNESCO, de l’ANAGED ainsi que plusieurs experts et partenaires internationaux autour des questions liées à la transition énergétique, à l’économie circulaire et à l’adaptation aux changements climatiques.
(AIP)
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