Abidjan, 07 juil 2026 (AIP)- La Cour d’appel de Paris a condamné, mardi 7 juillet 2026, la dirigeante du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, à trois ans de prison, dont un an sous bracelet électronique, ainsi qu’à une amende de 100 000 euros dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national.
Ce verdict met toutefois fin à son inéligibilité, ouvrant ainsi la voie à une éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2027.
La juridiction a ramené à 15 mois la peine d’inéligibilité prononcée en première instance, une sanction que l’ancienne candidate à l’élection présidentielle a déjà purgée. Elle est donc de nouveau éligible et peut, en théorie, briguer la magistrature suprême en 2027.
En revanche, la peine d’emprisonnement a été confirmée à hauteur de trois ans, dont un an ferme aménagé sous bracelet électronique. Une situation qui pourrait conduire Marine Le Pen à mener une éventuelle campagne présidentielle sous surveillance électronique, une hypothèse qu’elle a, jusqu’à présent, toujours écartée.
À l’issue de l’audience, son avocat, Rodolphe Bosselut, s’est déclaré « partiellement » satisfait de la décision. Il a salué « une inflexion considérable sur les peines », en particulier concernant l’inéligibilité, qu’il a qualifiée de point « extrêmement important ».
Selon Me Bosselut, la présidente de la Cour a également évoqué la nécessité de préserver « la liberté pour les électeurs d’avoir un candidat ». L’avocat a indiqué que la défense examinait désormais l’ensemble de la décision avant de se prononcer sur les suites judiciaires éventuelles.
Cette décision intervient dans le dossier des assistants parlementaires européens du Front national, devenu Rassemblement national, dans lequel plusieurs responsables du parti étaient poursuivis pour détournement de fonds publics européens.
(AIP)
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