Abidjan, 7 juil 2026 (AIP)- Quelque 15.000 visiteurs sont attendus à la 2ème édition du Marché africain des solutions spatiales (MASS), qui a ouvert ses portes le mardi 7 juillet 2026 au Parc des expositions d’Abidjan-Port Bouët, selon les organisateurs.
Placée sous le thème « L’espace au service du développement : accélérer la transformation socio-économique de l’Afrique », cette rencontre veut démontrer que les innovations spatiales peuvent répondre aux préoccupations quotidiennes des populations africaines. Aussi, cette édition veut mettre l’accent sur les solutions issues du spatial au service des politiques publiques, de la compétitivité économique, de l’innovation, et de la résilience des territoires africains.
« Les solutions spatiales sont présentes dans notre quotidien. On peut citer par exemple, la connexion des zones et administrations reculées, la planification des politiques publiques qui permettent de rendre les services plus efficaces, l’intégration des drones dans la gestion quotidienne de l’espace urbain, la circulation, la salubrité, l’agriculture, la géolocalisation et la traçabilité en temps réel des colis et des flux (…) », a expliqué le conseiller technique, représentant du ministre de la Transition numérique et de l’innovation technologique, Hyacinthe Séka, à l’entame de la cérémonie.
Le commissaire général du MASS, Fabrice Irié Bi Irié, a rappelé que cette initiative a pour objectif de rapprocher les innovations spatiales des réalités africaines. « L’espace est avant tout un outil concret et au service du développement. Les données d’observation de la Terre, les télécommunications, les drones, la cartographie numérique, l’intelligence artificielle(…) permettent d’accompagner les États dans la gestion du foncier, de soutenir les collectivités dans la planification urbaine, d’anticiper les risques climatiques, d’améliorer la fiscalité locale… », a-t-il déclaré.
Selon lui, au moins 15.000 visiteurs de tout profils socio-économique sont attendus à ce grand rendez-vous de la technologie opérationnelle. Du citoyen lambda, en passant par les entreprises privées et publiques, les PME, les élus locaux, les étudiants…
Le représentant l’Union des villes et communes de Côte d’Ivoire (UVICOCI), Soumaïla Diarrassouba, par ailleurs député-maire de Tengréla, a souligné que « les solutions spatiales permettront aux communes de devenir de véritables laboratoires d’expérimentation. Les données spatiales amélioreront durablement les conditions de vie des populations ».
Le vice-président de l’Ordre des géomètres-experts de Côte d’Ivoire (OGECI), Soro Nanga, tout en soutenant que les images issues des systèmes d’information géographique et de l’intelligence artificielle transforment véritablement les métiers liés au foncier, affirme que « cela ne remplace aucunement la profession de géomètre-expert. Mais, elles renforcent son expertise en produisant des données plus rapides et plus précises pour accompagner les politiques publiques et les investissements ».
Intervenant au nom de l’Assemblée des Régions et Districts de Côte d’Ivoire (ARDCI), N’Guessan Koffi Lataille, en sa qualité de président de la région du N’Zi, a invité les collectivités territoriales à intégrer pleinement les technologies spatiales dans leurs stratégies de développement. « Nous voulons que cette édition créée des opportunités concrètes, à savoir, l’application des signatures de conventions, l’accompagnement dans la mise en œuvre de projets pilotes, la véritable collaboration entre les entreprises et les administrations, etc. » a-t-il souhaité.
Ce forum international qui prendra fin le 9 juillet, est composé d’exposition-stands, d’ateliers sectoriels, de rencontres B to B, de signatures de conventions, et sera clôturé par un dîner-gala. L’édition 2025 a réuni plus de 12 000 visiteurs, 60 exposants, 25 délégations officielles, plus de 100 experts, et plus de 20 médias internationaux.
(AIP)
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