Abidjan, 22 juil 2026 (AIP) – Les parties prenantes du projet de renforcement de l’accès à l’eau potable des communautés rurales du centre de la Côte d’Ivoire se sont réunies, lundi 20 juillet 2026 à Bouaké, dans le cadre d’un atelier national de consultation visant à valider la proposition complète d’un projet de 10 millions USD (environ 5,74 milliards FCFA) destiné à réduire la vulnérabilité des populations rurales aux effets du changement climatique.
Organisé à la préfecture de Bouaké à l’initiative du Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricoles (FIRCA), l’atelier a rassemblé 170 participants issus notamment du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique (MINETE), du ministère de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité (MINHAS), de l’Office national de l’eau potable (ONEP), des conseils régionaux ainsi que des représentants des 60 localités bénéficiaires identifiées dans les régions du Bélier, du Gbêkê, de l’Iffou, de la Marahoué et du N’Zi.

Représentant le directeur exécutif du FIRCA, le directeur du département Études, développement et inclusion financière, Ayémou Djatin Edmond, a souligné que cette rencontre marque une étape décisive dans le processus d’élaboration du projet, après l’approbation, en octobre 2025, de sa note conceptuelle par le Conseil d’administration du Fonds pour l’adaptation.
Il a rappelé que le projet vise à renforcer durablement l’accès à l’eau potable dans les communautés rurales du centre de la Côte d’Ivoire afin de réduire leur vulnérabilité face aux impacts du changement climatique.
Quant au chef de l’Unité Finances climatiques du FIRCA, Kouadio Kouacou Fidèle, il a indiqué que le projet s’articule autour de trois objectifs, à savoir améliorer les infrastructures de production et de distribution d’eau potable, renforcer la pérennité de l’accès à cette ressource dans les zones vulnérables et promouvoir les bonnes pratiques de gestion durable de l’eau au sein des communautés bénéficiaires.
L’impact attendu est le renforcement de la résilience des populations rurales grâce à l’installation d’ouvrages hydrauliques modernes et à une meilleure gestion des ressources en eau.
Le projet prévoit notamment la réalisation d’infrastructures hydrauliques modernes dans 60 localités rurales sélectionnées à l’issue d’un processus conduit en plusieurs étapes.
Ce processus a notamment compris la pré-identification des localités par les directions régionales de l’Hydraulique, des concertations organisées du 23 au 28 février avec les autorités locales, des études géophysiques réalisées de mars à mai pour identifier les sites de forage, ainsi qu’une mission de collecte de données socio-économiques effectuée du 10 au 16 mai.
Représentant le directeur de la Coopération internationale et de la mobilisation des financements du MINETE, Yapi Lionel Leroy a indiqué que les observations et recommandations formulées au cours de l’atelier permettront d’améliorer la version finale de la proposition avant sa soumission officielle au Fonds pour l’adaptation.
Présidée par le préfet de la région du Gbêkê et du département de Bouaké, Tuo Fozié, représenté par le préfet de Sakassou, Tiegbé Bonaventure, la rencontre s’est achevée par l’adoption consensuelle des principales orientations du projet, dont la version définitive sera transmise au Fonds pour l’adaptation en vue de la mobilisation des financements.
(AIP)
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