Abidjan, 23 juil 2026 (AIP)– Le président ghanéen, John Dramani Mahama, a appelé les pays africains à accélérer le développement de leurs capacités de production de médicaments, de vaccins et d’équipements médicaux afin de réduire leur dépendance aux importations et de renforcer la souveraineté sanitaire du continent, a rapporté jeudi 23 juillet 2026 l’Agence d’information du Burkina Faso (AIB).
S’exprimant lors du sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA) sur la santé, tenu les 21 et 22 juillet à Accra, au Ghana, le chef de l’État ghanéen a estimé que la production locale devait devenir une priorité stratégique pour l’Afrique.
« L’Afrique importe environ 70% de ses médicaments, plus de 90% de ses équipements médicaux et plus de 99% de ses vaccins », a-t-il rappelé, soulignant que cette dépendance expose le continent aux perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales.
John Mahama a indiqué que la pandémie de Covid-19 avait révélé les limites de ce modèle, lorsque plusieurs pays africains ont peiné à se procurer des vaccins malgré les ressources financières disponibles. « Nous en avons tiré une leçon amère », a-t-il déclaré, plaidant pour des investissements soutenus dans les industries pharmaceutiques et biotechnologiques africaines.
Le président ghanéen a néanmoins salué les progrès déjà accomplis dans plusieurs pays. Il a cité le Sénégal, où la production de vaccins est en plein essor, l’Afrique du Sud, qui développe des technologies à ARN messager, ainsi que le Rwanda, qui renforce ses capacités biotechnologiques. Il a également réaffirmé la volonté du Ghana de créer sa propre industrie de fabrication de vaccins.
Selon John Mahama, l’Afrique dispose désormais d’atouts pour accélérer cette transformation, notamment avec l’entrée en phase opérationnelle de l’Agence africaine du médicament, les projets d’achats groupés de produits de santé et les initiatives visant à développer une production continentale d’ingrédients pharmaceutiques actifs.
« Les chaînes de valeur dans le domaine de la santé, ce sont des usines, des laboratoires et, en fin de compte, un emploi digne pour notre jeunesse », a-t-il affirmé, appelant les États africains à faire de l’industrie pharmaceutique un moteur de développement économique et de résilience sanitaire.
(AIP)
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