Zuénoula, 30 juil 2026 (AIP) – Le juriste privatiste international et fils de la tribu Wadjê de Zuénoula, Bi Zou Mathurin, appelle à un renforcement du cadre juridique relatif à l’attribution des magasins dans les marchés modernes afin de favoriser un meilleur accès des commerçants ivoiriens aux espaces commerciaux et de promouvoir l’entrepreneuriat national.
Dans une contribution publiée jeudi 30 juillet 2026 sur sa page Facebook, M. Bi Zou estime que la réglementation en vigueur doit davantage protéger les opérateurs économiques nationaux, notamment face aux coûts élevés liés à l’installation dans certains marchés modernes.
S’appuyant sur la formule d’Henri Lacordaire selon laquelle « Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit », le juriste rappelle que les marchés relèvent de la compétence des collectivités territoriales décentralisées, en particulier les mairies, sous la tutelle du ministère chargé du Commerce.
Il reconnaît toutefois le rôle des promoteurs privés qui interviennent dans l’exploitation des espaces commerciaux concédés, avec des impératifs légitimes de rentabilité. Mais il estime que la pratique du « pas-de-porte », lorsqu’elle atteint des niveaux élevés, constitue un obstacle pour de nombreux commerçants ivoiriens souhaitant accéder aux magasins des nouveaux marchés.
Selon lui, cette situation pourrait favoriser les opérateurs disposant de capacités financières plus importantes, au détriment des entrepreneurs nationaux, particulièrement les jeunes et les acteurs du petit commerce.
Pour corriger ces déséquilibres, Bi Zou Mathurin propose l’adoption de dispositions législatives consacrant une priorité aux commerçants ivoiriens dans l’accès aux magasins des nouveaux marchés. Il suggère également la mise en place de mesures réglementaires permettant aux collectivités territoriales et au ministère du Commerce d’assurer le suivi et l’application de ces orientations.
Le juriste invite par ailleurs la Fédération nationale des commerçants de Côte d’Ivoire à porter un plaidoyer auprès des députés et du Gouvernement afin de contribuer à l’évolution du cadre juridique en faveur d’une meilleure protection des commerçants nationaux.
À travers cette réflexion, Bi Zou Mathurin entend contribuer au débat sur les politiques publiques destinées à renforcer l’accès des Ivoiriens aux opportunités économiques, à soutenir l’entrepreneuriat local et à consolider le développement du commerce national.
(AIP)
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