Abidjan, 30 juil 2026 (AIP)- Le représentant du ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Dosso Mahoula, a annoncé jeudi 30 juillet 2026 à l’ouverture de la 9ᵉ édition du Salon africain de l’entrepreneuriat (SAFE), à Abidjan Cocody, le lancement de deux programmes nationaux destinés à accompagner les start-up et les petites et moyennes entreprises (PME) du numérique dans leur développement.
Ces initiatives, dénommées « Ivoire Tech Next 15 » et « Ivoire Tech Scale Up », visent à renforcer la compétitivité des entreprises numériques ivoiriennes et à favoriser l’émergence de champions nationaux du secteur. Il a invité les entrepreneurs à s’inscrire pour bénéficier de cet accompagnement.
Selon M. Dosso, l’enjeu est de créer les conditions permettant aux jeunes porteurs d’idées innovantes de transformer leurs projets en entreprises performantes. « Notre conviction est simple. La jeunesse ne manque pas d’idées. Elle a juste besoin d’opportunités, d’accompagnement et d’un environnement qui lui permette de transformer ses idées en entreprises et ces entreprises en champions », a-t-il affirmé, appelant à soutenir davantage les acteurs engagés dans ce domaine.
Le directeur de l’Innovation au ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Tuo Seydou, représentant son ministre, a plaidé pour la consolidation d’un écosystème favorable à l’entrepreneuriat numérique afin de faire du digital un moteur de création de valeur et d’emplois pour la jeunesse africaine.
« Le numérique est désormais un levier essentiel de transformation économique et sociale », a-t-il relevé, précisant que cette technologie transforme progressivement plusieurs secteurs, notamment l’agriculture, le commerce, l’industrie, les services, l’éducation, la santé et la finance. Il a appelé à relever certains défis, notamment l’accès aux infrastructures numériques, la connectivité et le développement des compétences adaptées aux métiers d’avenir.
Pour M. Tuo, l’accompagnement des entrepreneurs doit intégrer la formation, le financement, l’accès au marché et la mise en réseau, car la technologie seule ne suffit pas pour transformer une innovation en entreprise durable. « Le premier défi est celui de l’accès au numérique. Les écarts en matière d’infrastructures, de connectivité et de coût d’accès continuent de limiter la participation d’une partie de nos populations à cette nouvelle économie », a-t-il dit.
Placée sous le thème « Le numérique, accélérateur de l’entrepreneuriat des jeunes en Afrique », la 9ᵉ édition du SAFE réunit durant deux jours des acteurs publics, des experts, des partenaires financiers et des entrepreneurs autour des enjeux liés à l’innovation, à la formation et au financement des entreprises.
(AIP)
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