Abidjan, 21 août 2026 (AIP) – Les travailleurs humanitaires sont de plus en plus exposés aux violences dans les zones de conflit, notamment avec la multiplication des attaques de drones armés, alerte l’Organisation des Nations unies (ONU), à l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire célébrée le 19 août.
Selon les données présentées par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), 907 travailleurs humanitaires ont été victimes de violences en 2025, dont 350 ont été tués. Il s’agit du deuxième bilan annuel le plus lourd jamais enregistré.
Depuis le début de l’année 2026, 82 travailleurs humanitaires ont déjà perdu la vie, 322 ont été blessés et 235 enlevés, d’après les données de Humanitarian Outcomes.
La bande de Gaza demeure, pour la troisième année consécutive, le territoire le plus meurtrier pour les travailleurs humanitaires. Quelque 186 d’entre eux y ont été tués en 2025, dont 68 % dans des bombardements aériens.
Au Soudan, 71 travailleurs humanitaires ont également été tués, principalement par des tirs d’armes légères. L’Ukraine, l’Éthiopie, la Syrie, Haïti, le Tchad et le Cameroun figurent parmi les autres zones particulièrement dangereuses.
L’ONU relève par ailleurs la progression de l’utilisation des drones armés. Au Soudan, ces engins auraient été responsables de 80 % des décès de civils enregistrés au cours des quatre premiers mois de 2026. En Ukraine, 80 civils ont été tués par des drones au seul mois d’avril.
« Les drones armés sont devenus le nouveau visage d’un vieux danger », a déclaré le coordonnateur des affaires humanitaires et des secours d’urgence de l’ONU, Tom Fletcher, appelant les Etats à faire respecter le droit international humanitaire.
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a également exhorté les Etats à protéger les travailleurs humanitaires, alors que les organisations humanitaires prévoient d’assister 87 millions de personnes confrontées aux besoins les plus urgents dans le monde en 2026.
(AIP)
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