Ferkessédougou, 13 oct 2026 (AIP) – L’ONG internationale Action contre la Faim (ACF) a organisé un panel autour de la thématique de la santé mentale, vendredi 09 octobre 2026 à Ferkessédougou, en prélude à la journée mondiale de la santé mentale, avec pour thème, » De la santé mentale au mieux être, brisons le silence autour de la santé mentale ».
Ce panel s’est tenu en présence des autorités sanitaires, éducatives, des travailleurs sociaux, des ONG ainsi que des groupements et associations de jeunes et de femmes.
Le coordonnateur terrain de l’ONG ACF du Tchologo, Hubert Dongo a expliqué que l’objectif de ce panel était de placer les savoirs et le vécu des personnes concernées au centre des politiques, des services et des décisions en matière de santé mentale.
Il a indiqué que cette initiative s’inscrit dans la stratégie d’ACF de promotion du bien-être psychosocial et de renforcement de la résilience des communautés, en cohérence avec les priorités nationales de santé publique et les engagements internationaux en faveur de la santé mentale pour tous.
Selon lui, la santé mentale est un enjeu majeur de santé publique et de bien être collectif. Il a souligné que dans la région du Tchologo, de nombreuses personnes continuent de faire face aux défis psycho-sociaux liés aux difficultés économiques, aux situations de vulnérabilité, aux violences et aux crises récurrentes .
» À travers cette journée, nous souhaitons mettre en lumière les expériences et témoignages des personnes concernées, promouvoir une réelle compréhension des enjeux de santé mentale et encourager une participation active de tous les acteurs impliqués dans la prise de décision et l’amélioration des services de santé psycho-sociale « , a affirmé M. Dongo.
Les panélistes étaient au nombre de trois. Il s’est agit de Kouakou Viviane, psychologue à ACF, Touré Ismaël, travailleur social, point focal VBG au centre social de Ferkéssédougou et Dr Sekongo Dossonguimon, médecin généraliste et médecin chef au service de santé scolaire et universitaire des adolescents et jeunes (SSSUAJ) de Kong.
Ils ont tous débattu des principales causes de la défaillance de la santé santé mentale qui sont, entre autres, liées à l’environnement socio-économique, familial, professionnelle du patient. Ils ont exhorté les populations à l’observation, l’écoute, le dialogue et l’accompagnement.
Les panélistes ont, aussi, souhaité un renforcement de capacités sur les thématiques en psychologie des personnels des centres de santé à l’effet de favoriser une meilleure prise en charge holistique et un bon suivi médical.
Le représentant du directeur régional de la santé du Tchologo, Dr Brou Assielou Saint-Stéphane, a salué la tenue du panel par l’ONG ACF. Il a encouragé les participants à briser le silence autour de la santé mentale tout en accompagnant, avec bienveillance, les patients et les personnes concernées. Il a insisté sur l’implication des agents de santé, des décideurs, des partenaires au développement dans la gestion de la santé mentale en Côte d’Ivoire.
» La santé mentale ne doit pas être considérée comme une préoccupation secondaire. Elle constitue une composante du bien être individuel, familial et communautaire », a souligné Dr Brou.
Dans la région, l’ONG ACF a mis en place, à ce jour, 20 salles d’écoute, formé 52 agents de santé et 46 travailleurs sociaux. 5246 personnes dont 4241 femmes présentant des signes de détresse, identifiées, ont été prises en charge au cours des activités de soutien psychosocial réalisées dans les points d’écoute.
Célébrée tous les 10 octobre, le thème de la journée mondiale de la santé mentale en 2026 est : » Des expériences vécues, entendues : des voies réelles, un changement réel » .
( AIP)
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