Abidjan, 15 oct 2026 (AIP) – Les membres du Comité de pilotage (COPIL) ont participé à un atelier jeudi 15 octobre 2026, à Abidjan, en vue de faire le point de la mise en œuvre du Projet de gestion intégrée des aires protégées de Côte d’Ivoire (PROGIAP-CI) et d’orienter la suite de sa mise en œuvre, dans la perspective de sa nouvelle prorogation.
Il s’est agi pour les responsables de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR) de présenter aux participants le bilan technique et financier du projet, faisant ressortir le niveau d’exécution des activités par composante, l’état d’atteinte des indicateurs du cadre de résultats, ainsi que la situation de la mobilisation et de la consommation des ressources financières.
Les membres du COPIL ont aussi eu l’occasion d’examiner et adopter le Programme de travail et budget annuel (PTBA) 2026 du projet évalué à 388 millions de FCFA, d’examiner les perspectives du projet, notamment la demande de nouvelle prorogation (justification, activités restant à réaliser, budget et chronogramme révisés), ainsi que la stratégie de sortie et les mécanismes de pérennisation des acquis.
Le directeur général de l’OIPR, le conservateur général, Adama Tondossama, également coordonnateur dudit projet, a remercié toutes les parties prenantes pour les efforts consentis et exprimé sa satisfaction pour les résultats obtenus dans la conduite de ce projet démarré en 2017, financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), exécuté par PNIE et dont la clôture devrait officiellement intervenir le 31 décembre.
« Globalement, c’est satisfaisant. Aujourd’hui, au parc national du Banco, il y a des infrastructures qui ont pu y être aménagées, les voies de circulation sont fluides. (…) En termes de satisfaction on peut dire que le PROGIACP-CI a apporté beaucoup de réponses à la mise en œuvre de gestion des aires protées », a soutenu le conservateur général Tondossama.
Selon lui, les infrastructures ne se sont pas limitées seulement au parc national du Banco mais d’autres aires protégées bénéficiaires du projet sans oublier un appui à ceux qui sont à la périphérie de ces aires protégées.
« C’est vrai que ce n’est pas suffisant parce que les besoins des populations sont énormes », a-t-il reconnu, lançant un appel aux bailleurs de fonds pour l’augmentation de l’aide financière.
Clôturant les travaux, le directeur de cabinet du ministre de l’environnement et de la Transition écologique, Kouakou Parfait Kouadio, s’est réjoui de la validation du Plan de travail budgétisé annuel (PTBA) 2027-2028 censé proroger le PROGIAP-CI pour une durée supplémentaire de deux ans.
« En tout cas, tout ce qui doit être fait pour que le reliquat du financement puisse être utilisé dans le PTBA 2026 et surtout pour l’exercice 2027 et 2028. (…) Notre souhait, c’est que les résultats que nous avons obtenus puissent nous permettre d’être beaucoup plus éloquents vers le partenaire pour avoir des financements qui vont nous permettre de financer d’autres protégés », a souhaité M. Kouassi.
Lancé en 2017, le PROGIAP-CI a pour but d’améliorer la gestion des aires protégées du pays et contribuer à la préservation de la biodiversité mondiale. pour un financement de 82,99 millions de dollars US. Mis en œuvre par l’OIPR, il enregistre à la date 30 septembre 2026, un taux de réalisation de 79,5 %, d’où le plaidoyer des autorités ivoiriennes pour une prorogation de deux ans (2027-2028) avec un PTBA chiffré à 368,884 millions de FCFA.
Cette nouvelle prorogation de 24 mois permettra de finaliser les activités en cours, soumettre le document -cadre PCGAP II à la validation des parties prenantes, réaliser l’évaluation finale (T4 2028) et les audits requis et préparer la clôture technique et financière dans de bonnes conditions, a expliqué le chef de la cellule contrôle et planification à l’OIPR, le colonel Issa Diarrassouba, chargé du suivi-évaluation.
(AIP)
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