Tengréla, 26 juil 2024 (AIP)- Le Groupe de recherche et de plaidoyer sur les industries extractives (GRPIE) a sensibilisé vendredi 26 juillet 2024, les représentants des associations féminines et de jeunesse des villages impactés par l’orpaillage illégal sur la lutte contre la contrebande minière frontalière à la salle de conférence de l’Institut nationale d’hygiène publique (INHP) de Tengréla.
Le projet de lutte contre la contrebande minière frontalière dans les localités de la Bagoué et du Tonkpi (LUCOMIF) est mis en œuvre par le GRPIE grâce à une subvention locale du projet Gouvernance régionale du secteur extractif (GRSE) de l’Agence de coopération internationale allemande pour le développement (GIZ).
Il a pour objectif de sensibiliser les communautés frontalières sur les risques et conséquences de la contrebande, de faciliter l’identification de mécanismes d’alerte, et de mettre en place des comités de lutte contre la contrebande.
Lors de la première journée, le chef du projet LUCOMIF, Dr Michel Yobouët, a présenté les résultats des études réalisées en juin 2024 dans les localités de Papara, Kanakono, Tchalaka, Zanikaha, Sissingué et Mbasso.
Selon lui, sur un échantillon de 103 hommes et femmes de tranches d’âges diverses, 90 personnes étaient informées de la contrebande minière dans le département. Il a souligné que l’or est le principal minerai au cœur du trafic, et que 96% des personnes interrogées ont mentionné que cette contrebande s’effectue en contournant les voies publiques et les postes de contrôle.
Cette pratique entraîne une augmentation de la criminalité, du terrorisme, des pertes de devises pour l’État et des conflits fonciers dus à la destruction des terres cultivables, a-t-il dit.
Le président de l’association des démobilisés de Sissingué, Diarrassouba Tahirou, a exprimé sa gratitude aux parties prenantes du projet. « Cette activité nous permet de prendre véritablement conscience des dangers de la contrebande minière transfrontalière. Nous nous engageons à relayer cette sensibilisation dans nos communautés afin d’inviter chacun à respecter la légalité pour éviter les abus et les sanctions de la loi », a-t-il indiqué.
(AIP)
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