Danané, 15 août 2026 (AIP)-Le Bureau national CEDEAO-Côte d’Ivoire a recueilli, jeudi 13 et vendredi 14 août 2026 à Danané, les préoccupations des acteurs du commerce transfrontalier afin d’identifier les obstacles à la circulation des personnes, des biens et des services et de dégager des pistes pour les lever.
La mission de sensibilisation et de formation a réuni, sous la présidence du préfet du département, Hahoutou N’guessan Vincent, des responsables de services de l’État, chefs religieux et coutumiers, représentants des forces de défense et de sécurité, commerçants, transporteurs ainsi que des organisations de femmes et de jeunes.
« Nous sommes ici pour écouter, comprendre, analyser et proposer », a expliqué le chef de mission, Sylla Minourou, représentant la responsable du Bureau national, soulignant la nécessité de partir des réalités vécues par les acteurs pour mieux cerner les difficultés et rechercher des solutions.

À Danané, la question revêt un intérêt particulier en raison de la proximité du département avec la Guinée et le Liberia, qui en fait une zone de passage des personnes et des marchandises entre les pays voisins. Les participants ont mis en évidence plusieurs difficultés rencontrées dans leurs activités quotidiennes.
Il s’agit notamment des lourdeurs administratives, de la multiplication des contrôles, du manque d’information sur certaines procédures communautaires, de pratiques illicites et des difficultés liées à la reconnaissance de documents commerciaux.
Ces contraintes peuvent ralentir les échanges et compliquer les activités des commerçants et des transporteurs, alors que le Schéma de libéralisation des échanges (SLE) de la CEDEAO prévoit des mécanismes destinés à faciliter la circulation des produits originaires de la Communauté.
La mission a consacré une partie de ses travaux à la formation des participants sur les réformes du SLE, notamment les procédures, les droits et obligations des acteurs ainsi que les mécanismes de facilitation des échanges. L’objectif est de permettre aux usagers comme aux administrations concernées de mieux connaître les dispositions communautaires et de favoriser leur application.
Le délégué départemental du Conseil national de la jeunesse de Côte d’Ivoire (CNJCI), Tuo Théodore, a également fait état des difficultés liées à la libre circulation, évoquant notamment des situations de « tracasserie ». Il a plaidé pour une application effective des textes communautaires.
« Ce que nous proposons c’est tout simplement l’application des textes et lois et, laisser les commerçants circuler librement parce c’est cela aussi qui donne de l’emploi à la jeunesse, à nos parents », a insisté M. Tuo.
La deuxième journée a été consacrée à des échanges directs entre la délégation de la CEDEAO, les commerçants et les transporteurs sur les obstacles au fonctionnement des marchés communautaires. Ces discussions ont abouti à des recommandations portant notamment sur la réduction des entraves à la circulation et l’amélioration de l’application des instruments communautaires.
Le Bureau national CEDEAO-Côte d’Ivoire entend ainsi contribuer à une meilleure connaissance des règles communautaires et à des échanges plus fluides entre les populations et les opérateurs économiques des zones frontalières.
(AIP)
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