Abidjan, 17 déc 2025 (AIP)-Une soixantaine d’experts issus des institutions publiques clés ministères (Agriculture, de la Foresterie, des Ressources animales et du Développement durable) ainsi que des partenaires techniques et financiers, du secteur privé et de la société civile, ont pris part le mercredi 17 décembre 2025 à Abidjan, à l’atelier de validation de la stratégie nationale d’agroforesterie 2026-2035.
Cette initiative est mise en œuvre dans le cadre d’un protocole d’accord entre l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Centre International de Recherche en Agroforesterie (ICRAF) sous la supervision du ministère de l’Agriculture.
Les travaux ont permis de présenter aux différents acteurs le document consolidé de la stratégie nationale de développement de l’agroforesterie en Côte d’Ivoire, d’échanger sur les contributions de chaque partie prenante et de discuter des engagements sectoriels pour sa mise en œuvre.
Le représentant résident de la FAO en Côte d’Ivoire, Joseph Nyemah, a souligné que l’agriculture pluviale, pilier de l’économie nationale représentant près de 19,8% du PIB et plus de 75% des exportations en 2019, est gravement menacée par la dégradation du couvert forestier réduit à 2,77 millions d’hectares contre 16 millions au début du XXᵉ siècle et risque de subir d’importantes perturbations climatiques affectant durablement sa productivité.
Afin d’assurer une agriculture durable, compétitive et génératrice de revenus substantiels pour les producteurs, Joseph Nyemah a précisé que le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières bénéficie de l’appui de la FAO à travers un programme de coopération technique destiné à élaborer une Stratégie Nationale d’Agroforesterie en milieu rural.
Le directeur général du Développement rural, N’Guessan Koffi Rodrigue, coordonnateur du projet, a insisté sur la nécessité de coordonner les actions et d’harmoniser les approches afin que l’agriculteur, acteur central, puisse pleinement bénéficier et mettre en œuvre les pratiques d’agroforesterie.
Au nom du ministre d’État Kobenan Kouassi Adjoumani, il a affirmé sa conviction que le document produit par l’ICRAF sera examiné avec rigueur et permettra de capitaliser sur l’expérience de chacun pour étendre véritablement l’agroforesterie à l’échelle nationale, en vue d’une amélioration de l’agriculture, de la préservation des forêts, de la protection de l’environnement et de retombées sociales positives.
(AIP)
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