Abidjan, 02 nov 2026 (AIP) – Le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle (MSHPCMU) par le truchement de la Direction de l’hygiène publique et de la santé environnement (DHPSE), a organisé, vendredi 30 octobre 2026, à Abidjan, un dialogue national sur le climat et la santé, en vue d’intégrer les enjeux sanitaires dans la position de la Côte d’Ivoire à la 31e Conférence des parties sur le climat (COP31).
Cette rencontreba réuni des représentants des ministères en charge de la Santé et de l’Environnement, de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), ainsi que des acteurs impliqués dans les négociations climatiques.
Représentant le ministre de la Santé, le directeur de cabinet adjoint, Dr Koné Blaise, a souligné la nécessité d’intégrer la dimension sanitaire dans les politiques et les négociations climatiques, au regard des conséquences du changement climatique sur les populations.
« Les fortes chaleurs, les inondations, les perturbations de l’accès à l’eau et les menaces sur la sécurité alimentaire sont autant de phénomènes susceptibles d’affecter la santé de nos concitoyens et de fragiliser le fonctionnement de nos services sanitaires », a relevé Dr Koné.
Il a indiqué que les travaux devraient permettre d’identifier les priorités sanitaires à défendre, de définir les propositions à soumettre aux arbitrages nationaux et de mettre en place un mécanisme de coordination pour assurer leur prise en compte dans la délégation ivoirienne à la COP31.
Pour sa part, la directrice de cabinet adjointe du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, Indira Yanni-Domingo a insisté sur le renforcement de la collaboration entre les secteurs de la santé et de l’environnement.
Elle a relevé que les effets du changement climatique, notamment les fortes chaleurs, les inondations et les variations de température et de précipitations, peuvent aggraver certaines maladies, compromettre la qualité de l’eau et perturber l’accès des populations aux soins.
La représentante du ministre de l’Environnement et de la Transition écologique a plaidé pour une meilleure coordination entre les services météorologiques, environnementaux et sanitaires, afin de transformer les alertes climatiques en interventions concrètes au bénéfice des populations les plus vulnérables.
Représentant le représentant résident de l’OMS en Côte d’Ivoire, Dr Ambroise Ané a, quant à lui, rappelé que le changement climatique constitue désormais un enjeu majeur de santé publique.
« La crise climatique est une crise sanitaire », a-t-il déclaré, reprenant une formule du directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Il a réaffirmé l’engagement de l’OMS à accompagner la Côte d’Ivoire dans la préparation d’une position nationale cohérente et ambitieuse, soulignant que la santé doit occuper une place centrale dans les négociations climatiques internationales.
Les travaux de ce dialogue national ont porté notamment sur l’intégration de la santé dans la position ivoirienne à la COP31, la désignation d’un point focal santé, la répartition des responsabilités au sein de la délégation nationale et la planification des prochaines étapes en perspective de la COP32.
La COP31 est prévue à Antalya, en Turquie, rappelle-t-on.
(AIP)
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