Abidjan, 09 juin 2026 (AIP) – La Commission des Affaires sociales et culturelles (CASC) du Sénat a adopté, mardi 9 juin 2026 à Yamoussoukro, à l’unanimité, le projet de loi relatif à la biologie médicale, présenté par le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre N’gou Dimba.
Ce texte vise à doter la Côte d’Ivoire d’un cadre juridique moderne pour encadrer la biologie médicale, secteur jugé essentiel dans le système de santé, intervenant dans près de 80% des diagnostics médicaux, ainsi que dans la prévention, la surveillance et la riposte aux épidémies.

Devant les sénateurs membres de la CASC, le ministre a souligné que malgré les efforts consentis par l’État, le système national de laboratoires reste confronté à plusieurs insuffisances, notamment l’absence d’un cadre juridique spécifique, des mécanismes de contrôle qualité insuffisamment harmonisés, un chevauchement des compétences institutionnelles, ainsi que le transfert de certains examens biologiques à l’étranger, entraînant des retards dans la prise en charge des patients.
Le projet de loi adopté définit notamment les conditions d’autorisation et d’ouverture des laboratoires de biologie médicale, les règles d’exercice de la profession, les modalités de remplacement des responsables de laboratoires en cas d’absence, ainsi que les procédures d’inspection et de contrôle qualité des examens.
Il encadre également les normes relatives à l’élimination des déchets biomédicaux et introduit des exigences en matière d’assurance qualité et d’accréditation des laboratoires, conformément aux standards internationaux.
Selon le ministre Pierre Dimba, cette réforme permettra de garantir la fiabilité des examens, de renforcer la sécurité des patients et de moderniser le système national des laboratoires, en cohérence avec le Règlement sanitaire international et les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Au terme des échanges, le ministre a salué l’unanimité des sénateurs et la qualité des contributions, estimant que cette adoption marque une avancée majeure vers un système de biologie médicale plus crédible, sécurisé et performant au service des populations.
(AIP)
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