Bouaflé, 06 août 2026 (AIP)-La directrice du département de la recherche de la paix de la Fondation Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, Dr Diénéba Doumbia, a invité les populations de la sous-préfecture de N’douffoukankro à faire de leur localité un territoire-école de la culture de la paix, fondé sur le travail, l’entraide communautaire et la responsabilité citoyenne, lors d’une conférence prononcée mercredi 5 août 2026 à N’douffoukankro.
Cette conférence qui a porté sur le thème « Renouer avec l’entraide communautaire : faire des valeurs universelles du travail le levier d’une citoyenneté responsable, d’un développement local durable et d’une culture de la paix », a été organisée par le sous-préfet de N’douffoukankro, Mme Diomandé Jacqueline, autour du thème « Défis et opportunités en milieu rural », dans le cadre des festivités du 66e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, prévue le 7 août.
Selon Dr Diénéba Doumbia, un territoire-école de la culture de la paix est une communauté où les valeurs de paix se vivent au quotidien dans les familles, les écoles, les marchés, les lieux de culte, les plantations et les associations, chaque acteur devenant à la fois apprenant et éducateur.
Elle a proposé de bâtir cette ambition autour de sept piliers, notamment le travail, l’entraide communautaire, la responsabilité citoyenne, le dialogue, la solidarité entre les générations, le développement durable et la culture de la paix.
Pour concrétiser cette vision, elle a suggéré plusieurs initiatives, dont l’instauration d’une journée mensuelle de travaux communautaires, l’organisation de campagnes de salubrité et de reboisement, la création de clubs de jeunes artisans de paix, de cercles de femmes bâtisseuses de paix, ainsi que la mise en place de dispositifs locaux de médiation et d’un fonds de solidarité en faveur des jeunes, des femmes et des personnes vulnérables.
« Là où le travail est partagé, la solidarité grandit ; là où la solidarité grandit, le développement progresse ; là où le développement est partagé, la paix s’enracine », a-t-elle affirmé, estimant que l’entraide communautaire constitue une véritable stratégie de développement humain durable.
En conclusion, Dr Doumbia a exhorté les populations à faire de la célébration de l’indépendance le point de départ d’un nouvel engagement collectif afin de bâtir une sous-préfecture plus solidaire, prospère et paisible, rappelant cette pensée du Président Félix Houphouët-Boigny selon laquelle « La paix, ce n’est pas un mot, c’est un comportement. »
(AIP)
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