Niakara, 1er sept 2025 (AIP) – Le village de Badiokaha, situé à une trentaine de kilomètres au nord de Niakara (Centre-nord, région du Hambol), s’impose aujourd’hui comme une référence en matière d’hygiène et d’assainissement environnemental, grâce à l’engagement collectif de ses habitants.
Le visiteur est frappé par la netteté des lieux dès son arrivée. Rues, enceintes d’édifices publics et concessions exemptes d’herbes, absence d’eaux stagnantes, propreté générale, etc. Tout concourt à donner à Badiokaha une allure digne d’une carte postale, a constaté l’AIP vendredi 29 août 2025. Avec ses quelque 1 500 habitants, installé au pied du mont Niangbo, le village offre le visage d’une communauté ayant choisi la discipline environnementale comme levier de développement.
Selon le chef du village, Adama Koné, cette réussite repose sur la mobilisation communautaire et le rôle déterminant de la Mutuelle de développement de Badiokaha (MUDEB), présidée par Nagnielman Coulibaly.
Depuis 2019, la MUDEB initie chaque année des campagnes de sensibilisation et organise des concours récompensant les quartiers et familles les plus exemplaires en matière de propreté.
« Ces initiatives locales ont favorisé un véritable changement de mentalité et de comportement », témoigne M. Coulibaly, qui entend poursuivre ces efforts.
Le village s’est également doté d’un dispositif interne d’évaluation et de suivi de l’hygiène, appuyé par des règles environnementales rigoureusement respectées par l’ensemble des habitants. Cette gouvernance participative a valu à Badiokaha plusieurs distinctions de la part des autorités administratives.
Ainsi, en août 2023, le préfet de Niakara, Maténin Ouattara, a décerné au village le prix d’honneur du “Village le plus propre”. Le 7 août 2025, l’École primaire publique (EPP) de Badiokaha a été distinguée comme “l’école la plus salubre” du département de Niakara.
Au-delà du symbole, l’expérience de Badiokaha illustre la pertinence de l’hygiène et de l’assainissement comme leviers de santé publique et de développement durable. Dans un contexte où les maladies hydriques et parasitaires demeurent une menace dans de nombreuses zones rurales, la discipline communautaire de ce village contribue à réduire les risques sanitaires, à préserver l’environnement et à renforcer la cohésion sociale.
Badiokaha montre ainsi que le développement local peut naître de gestes simples, mais constants, posés par les populations elles-mêmes.
(AIP)
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